Archives/TC Media La privatisation éventuelle de l'aéroport Montréal-Trudeau fait craindre une augmentation des nuisances sonores au-dessus de la métropole selon l'association les Pollués de Montréal-Trudeau qui lutte contre le bruit des avions.

À deux jours de la présentation du budget fédéral par le ministre des Finances Bill Morneau, l’association des Pollués de Montréal Trudeau qui lutte contre le bruit des avions, craint la privatisation des aéroports canadiens et plus particulièrement celui de Montréal.

L’inquiétude autour de cette privatisation éventuelle est devenue plus vive alors que l’on a appris que le gouvernement libéral avait commandé en septembre à la compagnie Crédit Suisse  une évaluation des avantages et des inconvénients d’une vente des 26 grands aéroports canadiens.

Cette information a donné également matière au Parti conservateur et au Nouveau Parti démocratique (NPD) à critiquer le gouvernement Trudeau lui demandant d’écarter cette éventualité.

«Les élus de la Ville de Montréal et de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) sont les premiers à devoir se préoccuper de l’avenir de ces équipements publics, d’une grande importance stratégique pour notre région», soulignent les Pollués dans un communiqué publié le 20 mars.

Ils soutiennent qu’en cas de vente de l’aéroport de Montréal il faudrait que la ville en soit acquéreur.

«La privatisation des aéroports, si elle se concrétise comme la dévolution des années ’90, sans balise relative au bon voisinage, sans le contrôle actif du climat sonore et de la pollution de l’air et en absence de consultation, ce sera infernal pour les Montréalais», écrivent-ils.

Il faut rappeler que depuis 1992, les aéroports internationaux canadiens sont loués à des organismes privés sans buts lucratifs. C’est cette situation qui a généré, selon les Pollués, autant de désagrément pour la population induisant une concentration de vols internationaux à Montréal-Trudeau, qui a fortement augmenté la pollution sonore.

Aussi dans Actualités :

Nous utilisons maintenant la plateforme de commentaires Facebook Comments sur notre site web. Grâce à celle-ci, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!