Amine Esseghir/TC Media Près de 700 enfants sur le terrain et les gradins du court de tennis Banque Nationale du stade Uniprix ont exécuté une chorégraphie pour favoriser la paix et le règlement pacifique des conflits.

Des dizaines d’enfants de quatre écoles de Montréal ont participé le 25 mai au grand rassemblement Hymne à la paix au stade Uniprix, à Villeray. Organisé par l’Académie de la non-violence et les établissements d’enseignement, il a permis de présenter les effets de l’éducation à la non-violence.

Les élèves des écoles Gilles-Vigneault, sans Frontières, Lucien-Pagé et Sainte-Bibiane situées dans les quartiers de Cartierville, de Villeray et de Rosemont bénéficient d’ateliers d’éducation à la non-violence tout au long de l’année scolaire.

L’enseignement est destiné à prévenir les conflits et lutter, entre autres, contre la violence et l’intimidation.

Il est inspiré du chindaï, un art martial moderne basé sur la gestuelle.

Le rassemblement Hymne à la paix, le quatrième du genre, était un spectacle de chorégraphie silencieuse ou accompagnée de musique, préparé avec les enfants qui permet d’exposer l’étendue de la méthode apprise au cours de l’année.

«Les élèves ont suivi huit ateliers de 30 minutes dans les classes avec des exercices de respiration, de visualisation et des mouvements», résume Olivier Beraneck, de l’académie de la non-violence, lui-même éducateur.

Actuellement les élèves de huit écoles primaires de la Commission scolaire de Montréal suivent cette formation.

La formation aboutit à plus de concentration et plus d’écoute selon ses initiateurs. À l’école Gilles Vigneault de Cartierville, cette approche est en application depuis six ans.

«Mon prochain défi c’est d’emmener les professeurs vers la méthode», indique M. Beraneck.

Durant la représentation, le discours de M. Beraneck pouvait sembler teinté d’ésotérisme.

«Nous n’enseignons aucune religion et nous ne professons pas la pensée magique. C’est une pratique sérieuse qui passe par le corps» – Olivier Beraneck, de l’académie de la non-violence.

Il affirme que ce qu’il transmet n’est ni de la philosophie ni de la spiritualité, mais un procédé éducatif fondé sur la recherche de la paix.  «Tout le monde parle de paix, c’est certainement la valeur la mieux partagée entre les gens», convient-il.

Le rassemblement a été aussi l’occasion d’un court spectacle inspiré du film Avatars présenté par Les Chasseurs de Rêves, une compagnie qui associe cirque et théâtre de rue.

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