Amine Esseghir/TC Media Le «chemin des sauvages» est souvent emprunté notamment par les étudiants du collège Mont-Saint-Louis situé à proximité.

La ruelle nommée officieusement «Chemin des sauvages», à Ahuntsic, deviendra de façon officielle le Sentier des autochtones d’ici la fin de l’année, dans le cadre des efforts déployés par la Ville de Montréal pour la réconciliation avec les Premières Nations.

«Nous aurons un Sentier des autochtones, assure Lorraine Pagé, conseillère du Sault-au-Récollet. Ce sera un geste à inscrire dans le cadre des actions menées à Montréal pour reconnaître l’apport des peuples des Premières Nations dans la fondation de la ville.»

La dénomination de la ruelle sera matérialisée par des plaques installées aux extrémités de la ruelle.

«Nous allons poser plusieurs panneaux signalétiques avec explication devant des édifices et des lieux à valeur historique, annonce Mme Pagé. Le Sentier des autochtones en fera partie.»

Cela devrait se faire avant la fin de 2017, mais Mme Pagé n’a pas voulu s’avancer sur une date.

Pierre E. Lachapelle. Photo: Archives/TC Media

C’est Pierre E. Lachapelle, un citoyen d’Ahuntsic-Cartierville, qui a convaincu le comité de toponymie de Montréal de renommer officiellement ce passage qui longe la clôture est du cimetière du Saul-au-Récollet, entre le boulevard Henri-Bourassa et la rue Camille-Paquet.

Une première proposition annoncée en octobre 2016 suggérait le nom de Sentier des Amérindiens. Elle a été rejetée au printemps.

«Le comité de toponymie a consulté des groupes autochtones avant de décider de la dénomination finale», indique M. Lachapelle.

On suppose que ce chemin est le vestige de la route qu’empruntaient les Amérindiens pour se rendre de Fort-Lorette, près de l’île de la Visitation, au secteur qui est aujourd’hui le centre-ville, aux 17e et 18e siècles.

Cette dénomination officielle viendra aussi combler un vide. M. Lachapelle rappelle la difficulté de faire reconnaître des lieux patrimoniaux à Montréal en référence à l’histoire des Premières Nations.

Débaptiser Amherst

La Ville de Montréal compte introduire un symbole ou une inscription des Premières Nations dans les armoiries de la Ville, l’un des gestes majeurs de l’administration Coderre pour souligner la dimension autochtone de Montréal.

On ne sait pas si des gestes symboliques plus forts, comme débaptiser la rue Amherst, seront posés.

Des collectifs demandent depuis des années à ce que l’on change le nom de cette rue.

Le général Jeffrey Amherst est connu pour avoir tenu des propos soutenant l’extermination des Amérindiens et aurait suggéré d’utiliser la variole pour les anéantir en distribuant à des Iroquois des couvertures infectées par des malades.

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