Collaboration spéciale Depuis deux ans, les membres des organismes de Solidarité Ahuntsic se sont mobilisés à plusieurs reprises pour maintenir ouvert leur centre.

Solidarité Ahuntsic, la table de concertation qui regroupe les organismes communautaires, a lancé un appel au gouvernement du Québec pour éviter les hausses de loyers décidées par la Commission scolaire de Montréal des locaux qui les abritent. Elle demande aussi à ce qu’un nouveau centre communautaire soit trouvé dans un délai de trois à cinq ans.

Depuis deux ans, Solidarité Ahuntsic ne cesse de tirer la sonnette d’alarme à propos de l’école Madame-de-la-Peltrie, connu comme le centre communautaire Ahuntsic, où elle a élu domicile en 1999.

Les locaux sont loués à la Commission scolaire de Montréal (CSDM) qui a décidé récemment d’une importante augmentation de loyer et qui a renouvelé le bail pour une seule année.

Solidarité Ahuntsic demande au gouvernement du Québec d’intervenir en imposant un moratoire et en compensant financièrement la CSDM.

«Cette compensation est absolument nécessaire si nous voulons que le budget consacré à l’enseignement dans des conditions adéquates pour nos enfants ne soit tronqué pour satisfaire les besoins du maintien des bâtiments excédentaires qui abritent nos organismes communautaires», a indiqué Azzedine Achour, directeur de Solidarité Ahuntsic dans un discours prononcé devant les élus et les membres de son organisation, le 20 juin.

Un appel a été lancé aux députés provinciaux pour soutenir la demande de la table de concertation auprès de Québec.

Le loyer du centre communautaire a augmenté de 18000$ cette année au lieu des 52843$ initialement envisagés grâce à l’aide de Chantal Jorg, la commissaire scolaire de Bordeaux Ahuntsic Ouest.
Par ailleurs, deux autres organismes d’alphabétisation d’Ahuntsic, le Centre de ressources éducatives et communautaires pour adultes (CRECA) et l’école Félix-Antoine, se sont vues imposer une hausse de loyer d’environ 40% et n’ont pas pu la faire baisser.

L’arrondissement Ahuntsic-Cartierville a décidé de payer les augmentations du centre communautaire Ahuntsic et du CRÉCA. L’école Félix-Antoine recherche pour sa part toujours des moyens de financer le bail, faute de quoi elle devra fermer.

Toutefois, M. Achour souligne que ce sont des mesures d’urgence pour maintenir ouverts des organismes communautaires pour une seule année.

«Les organismes ne supportent plus l’idée d’avoir une épée de Damoclès qui plane au-dessus de leur tête», a-t-il martelé.

La solution réside selon lui en érigeant un nouveau centre communautaire qui abritera l’ensemble des organismes du centre communautaire d’Ahuntsic, du CRÉCA et de l’école Félix-Antoine. Le moratoire devra être étalé sur une période suffisante pour permettre sa réalisation.

Les élus locaux sont appelés à se prononcer pour décider de la construction de ce nouveau centre.

Au Centre communautaire Ahuntsic, 130 travailleurs soutenus par plus de 1640 bénévoles offrent des services sociaux divers à 14 650 personnes et de familles. Le centre abrite gratuitement les rencontres de sept groupes de citoyens.

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