Amine Esseghir | TC Media Gilles Brault soulève le support à vélo attaché par une chaine et qui n'est pas scellé au sol.

Des citoyens disent que leur environnement est complètement chamboulé depuis qu’Hydro Québec a rasé un boisé pour y poser de nouveaux pylônes. La compagnie d’électricité assure qu’elle est en voie de réaliser un aménagement paysager qui améliorera le milieu.

Après avoir coupé des dizaines d’arbres, Hydro-Québec reverdira son emprise qui longe la voie ferrée entre les rues Saint-Denis et Saint-Hubert, à Ahuntsic. Une présentation du projet sera faite aux riverains le 17 août.

L’automne dernier, la société d’État avait éliminé toute la végétation sur son emprise au moment où elle menait des travaux afin de connecter les postes électriques Charland et Fleury par une ligne de 315 kV.

La situation avait fait beaucoup de mécontents notamment chez les résidants du centre d’hébergement Louvain qui habitent juste en face. Ils déploraient la perte d’un écran de verdure qui agrémentait le paysage et les protégeait du bruit du train.  Hydro-Québec avait promis à l’époque qu’elle replanterait des arbres.

«Ce sera un aménagement élaboré et les riverains pourront en mesurer l’ampleur lors d’une soirée d’information», avance Jean-Philippe Rousseau, porte-parole d’Hydro-Québec. On espère accueillir une centaine de personnes à cette rencontre. Les invitations seront envoyées cette semaine.

«Les travaux devraient être lancés cet automne», indique M. Rousseau. Outre les arbres, on compte aussi y aménager un sentier pour permettre aux piétons de rejoindre facilement la gare Sauvé.

Un support à vélo mobile
Cette annonce n’a pas pour autant réjoui Gilles Brault, qui est voisin de l’emprise.  Il ne cesse de faire des plaintes pour que l’on revienne à la situation d’avant le chantier. «Cela fait des mois que je demande qu’on remette le support à vélo qui a été retiré au moment des travaux, sans résultat.»

Les résidents des environs sont obligés d’attacher leurs bicyclettes à n’importe quel poteau pour ne pas avoir à les trimbaler chez eux.

En fait, un rack à vélo a été acheté par Hydro-Québec pour remplacer celui qui existait auparavant. Il apparaît qu’il ne permet pas de protéger les vélos du vol.

«N’importe qui peut partir avec le support et les vélos qui sont dessus», observe M. Brault qui n’hésite pas à démontrer que la structure n’est pas scellée au sol et qu’elle est facilement démontable.

Des soucis techniques qui devraient trouver leur solution avec les aménagements projetés par Hydro-Québec. «Si on ne profite pas de nos vélos en été, ce n’est pas en hiver qu’on va pouvoir le faire», s’insurge M. Brault.

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