Collaboration spéciale/Denis Beaumont Sonia Ortchanian a été honorée par les élus d'Ahuntsic-Cartierville en signant le livre d'or de l'arrondissement.

Ouvert en 1990, le foyer de la danse ferme ses portes alors que sa fondatrice et présidente Sonia Ortchanian prend une retraite méritée. L’arrondissement Ahuntsic-Cartierville lui a rendu hommage lors de son conseil du 5 septembre.

C’est une véritable institution d’Ahuntsic-Cartierville qui met un terme à ses activités. Le Foyer de la danse a été fréquenté par près de 2000 personnes depuis sa création.

«Nous recevions des jeunes filles du quartier, mais aussi de partout de Montréal et de Laval», indique Mme Ortchanian.

Il faut dire que cette école de danse située au centre communautaire de Bordeaux-Cartierville sur le boulevard Henri-Bourassa avait acquis une très bonne réputation.

Sa fondatrice libanaise, d’origine arménienne, avait commencé la danse à 15 ans au Conservatoire national de danse du Liban et s’exerçait avec des professeurs de l’Opéra de Paris.

À 19 ans, elle avait rejoint une école de danse l’ex Union Soviétique avant de revenir dans son pays pour fonder l’école de danse «Les Ballets libanais».

C’est en 1983 que Mme Ortchanian est arrivée à Montréal avec sa famille et s’installait à Bordeaux-Cartierville. La danseuse de ballet et chorégraphe crée en 1990 grâce à un partenariat avec la Ville de Montréal Le foyer de la danse au Centre de loisirs l’Acadie dont les locaux étaient situés rue Victor-Doré.

Si les débuts ont été modestes, à peine sept jeunes filles s’étaient inscrites la première année, dont la propre fille de Mme Ortchanian, la suite sera très prometteuse.

«Nous avons eu des années avec 150 ou 200 jeunes filles», assure-t-elle.

Les enfants pouvaient être inscrits à partir de l’âge de 4 ans. L’organisme offrait des cours de danse classique, mais aussi de flamenco, de baladi, de ballet-jazz, et de cheerleading.

Aujourd’hui, que Mme Ortchanian met un terme aux activités de son organisme, mais les cours du Foyer de la danse ont été transférés aux loisirs de l’Acadie, situés au même endroit au centre communautaire.

«Les élèves encore inscrites pourront poursuivre leurs cours, certaines de nos formatrices sont toujours là», dit Mme Ortchanian.

Au long des années, Mme Ortchanian a voulu transmettre sa passion de la danse, mais aussi la culture qui accompagne cet art. «La danse offre des avantages certains au niveau physique, mais c’est une ouverture extraordinaire sur la musique», assure-t-elle.

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