Amine Esseghir/TC Media Gabriel Koury propriétaire de Koury Mode.

Depuis 62 ans, Koury Mode trône sur la rue Fleury comme un repère immuable au point où l’histoire de ce magasin se confond avec l’artère commerciale où il se trouve.

Gabriel Koury, le propriétaire, vient de terminer satisfait une énième vente-trottoir le 10 septembre. «Nous avons été chanceux. Nous avons eu trois journées ensoleillées», dit-il.

C’est que M. Koury connait très bien les ingrédients d’une bonne braderie.

Il est un des commerçants à l’origine de la création de l’ancienne SIDAC, société d’initiative et de développement d’artère commerciale qui a évolué aujourd’hui en Société de développement commercial (SDC) Promenade Fleury, qui anime la rue.

«La SIDAC a été le changement le plus important sur la rue, sinon c’était mort», indique-t-il.

En 1979, des commerçants se réunissaient au premier étage du restaurant la Molisana pour fonder ce regroupement. «Nous avons organisé notre première vente-trottoir en 1981 et nous avions ramené une cinquantaine de voitures anciennes. Il y avait du monde qui faisait la ligne sur la rue, c’était incroyable.»

«Nous sommes la rue commerciale du nord. Il n’y a rien d’autre au nord de Jean-Talon.»
Gabriel Koury.

Si M. Koury évoque avec autant d’enthousiasme les ventes-trottoirs, c’est parce qu’elles constituent le secret de la longévité de son commerce : attirer de nouveaux clients.¸

«Il faut reconnaitre que si personne ne vient magasiner sur la rue, nous ne sommes rien. Il faut attirer les gens, car cela veut dire que la rue Fleury est vivante.»

Pour lui, cette artère est la rue commerciale du nord. «Il n’y a rien d’autre au nord de Jean-Talon.»

Ouvert depuis 62 ans, le magasin Koury Mode est un des symboles de prospérité de la Promenade Fleury. Photo: Amine Esseghir/TC Media

Vision
En 1955, lorsqu’il a ouvert le magasin avec son frère Michel, il ne savait pas si c’était un investissement judicieux.

«Avec mon père, nous avions un autre magasin sur la rue Masson et on avait décidé d’essayer Fleury et voir si cela allait fonctionner.» Mais ces commerçants d’origine libanaise ont eu le bon flair même si les débuts étaient incertains.

«C’était après-guerre. Il n’y avait pas beaucoup de variété dans les vêtements pour hommes et les environs, c’était encore la campagne.»

Pourtant 62 ans plus tard, les tendances vestimentaires les plus folles et les plus éphémères sont passées et Koury Mode est resté en place.

Ce commerce résiste même à l’heure des ventes en ligne. «Nous offrons un bon service, une attention et ce qui est à la mode», énonce-t-il.

En artisan expérimenté, il connait aussi l’esprit qui anime sa clientèle. «L’homme achète au besoin, il ne va pas sur internet choisir. Ceux qui y vont ne viendront jamais chez nous de toute façon.»

Il reste qu’il ne dédaigne pas les nouveaux moyens de communication. Koury Mode possède un site Internet et une page Facebook. «Mais il faudra venir chez nous pour choisir les couleurs et essayer les tailles. Nous offrons toujours les vêtements des dernières créations», assure-t-il.

 

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