Archives/TC Media La caserne a été bâtie juste après l'annexion de l'ancienne ville de Cartierville à la ville de Montréal, au début du XXe siècle.

L’ancienne caserne de pompiers Bois-de-Boulogne sera cédée à un promoteur immobilier en contrepartie d’un bout de terrain situé au milieu du parc Marcelin-Wilson. Ce bâtiment public était en vente depuis plusieurs années, sans qu’un acheteur sérieux ne puisse l’acquérir.

L’édifice classé patrimonial par la Ville pouvait être transformé en logements, mais sans toucher à l’enveloppe.

La bande de terrain de 177 m de long sur 13 m de large, objet de l’échange, appartient aux héritiers d’Antonio Di Lillo et se trouve au beau milieu du parc Marcelin-Wilson. On ne sait pas comment elle a pu se retrouver au centre du parc.

Localisation du terrain, objet de l’échange, au centre du parc Marcelin-Wilson. Photo: Google Maps.

Il reste que le service de gestion et de planification immobilière de la Ville a recommandé au conseil municipal d’accepter l’échange. La résolution a été votée le 24 septembre.

Sans cette transaction, Montréal aurait dû relancer un troisième appel d’offres et trouver une entente pour régler ce qui s’apparente à un litige concernant le terrain situé au milieu du parc. Il reste que l’immeuble cédé par la Ville est évalué à 600 000$ alors que le terrain vaudrait 270 000$.

Une bonne affaire pour les héritiers de M. Di Lillo qui avaient proposé cet échange en 2015 alors que la Ville mettait en vente pour une seconde fois la vieille caserne.

Selon les termes de l’accord, le promoteur immobilier s’engage à réaliser un développement entre les murs ce qui relèverait la valeur foncière du bâtiment à au moins 1,5 M$. Il pourra y aménager un maximum de 16 logements à l’intérieur sans toucher aux murs extérieurs.

Nouvelle vie
La caserne de pompiers Bois-de-Boulogne est l’une des plus anciennes casernes de pompiers de Montréal encore debout. Construit en 1914 par l’architecte Charles-Aimé Reeves, le bâtiment est cité dans le grand répertoire du patrimoine bâti de Montréal.

La caserne est considérée comme un joyau du patrimoine architectural de Montréal. Elle servait au Service de sécurité incendie de Montréal et à la police. Elle a cessé d’être utilisée par les services de sécurité en 1977.

Elle a ensuite abrité les services des loisirs et du développement communautaire de l’arrondissement jusqu’en 2007 quand elle a été complètement vidée.

Depuis sa fermeture et jusqu’en 2014, le bâtiment vide a entraîné des dépenses de 321 560$. Cette somme a couvert les frais d’énergie, l’entretien courant et la sécurité. Des travaux de réparation de la toiture ont été faits pour maintenir l’étanchéité. Depuis 2015, l’édifice n’est plus chauffé et l’eau a été coupée. Par ailleurs, les entrées ont été barricadées pour prévenir des intrusions illégales.

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