TC Media a rencontré les deux candidats à la mairie d’arrondissement et leur a posé les mêmes questions sur les principaux enjeux d’Ahuntsic-Cartierville.

TC Media: Comment comptez-vous répondre à la demande récurrente en logements sociaux?

Harout Chitilian: Notre administration a fait un geste extrêmement important en collaborant avec le gouvernement du Québec pour récupérer les pouvoirs et les sommes d’argent qui sont dévolus à la construction et à la rénovation d’unités d’hébergement pour les familles, pour les logements sociaux et abordables.

Pour les nouveaux logements, on entrevoit la construction de 1000 unités avec les fonds que nous avons à la disposition de la Ville dont une grande partie doit revenir à Ahuntsic-Cartierville, car c’est un quartier où il y a une forte demande.

Par ailleurs, l’administration du maire Coderre et notre administration locale ont pris l’engagement que 30% des logements sociaux seront des logements accessibles.

Emilie Thuillier: Nous nous engageons à bonifier la stratégie d’inclusion de la Ville en vigueur actuellement. Nous voulons que, dans les projets privés, 20% du nombre total d’unités d’habitation soit des logements sociaux et communautaires et 20% des logements abordables. Par exemple, pour le site Louvain, on en veut un peu plus parce que c’est un terrain public.

Partout à travers la ville, on veut faire des réserves foncières, c’est-à-dire acheter des terrains avant les promoteurs privés et en faire des réserves jusqu’à tant que des groupes communautaires qui veulent développer des projets soient prêts à le faire.

Est-ce que vous comptez poursuivre le plan de développement des berges et de quelle manière?

H.C.: Nous allons continuer d’investir dans les berges. On a beaucoup développé des infrastructures autour de la rivière comme le pavillon d’accueil, les parcs Beauséjour et Raimbault, mais pour moi, le moment marquant des quatre prochaines années ce sera la revitalisation du site de Fort Lorette. Avec la candidate Lorraine Pagé, qui a beaucoup travaillé pour en faire une réserve foncière, nous avons une responsabilité historique pour favoriser l’accès à cette richesse patrimoniale.

É.T.: À Projet Montréal, nous voulons faire en sorte que tout le monde ait accès aux berges. On parle de développement, mais on ne vise pas de projets immobiliers. Nous disons qu’il faut aménager des parcs et mieux les entretenir, aménager des points d’accès à l’eau pour faire du canot, du kayak ou de la pêche. Nous voulons que soient organisés des événements. On parle de développement culturel, récréo-sportif. Il y a plein de choses que l’on peut faire sur les bords de la rivière des Prairies et le pavillon d’accueil du Parcours Gouin qui vient d’être construit est un point de départ extraordinaire juste à côté du métro Henri-Bourassa.

L’administration sortante misait beaucoup sur le développement économique, comptez-vous poursuivre cette démarche?

H.C.:Nous allons miser sur nos commerçants, car ils offrent des services de proximité qui ajoutent à la qualité de vie dans les quartiers. L’administration sous mon leadership sera un partenaire de premier plan de nos artères commerciales, de nos SDC, de nos regroupements de commerçants et nous serons au rendez-vous à chaque étape pour l’aménagement physique, les investissements et l’installation de mobilier urbain.

Nous allons développer l’urbanisme de transit comme les villages éphémères sur des terrains vacants ou sous utilisés.

É.T.:Ce que je veux réaliser, c’est que tout le monde puisse vivre, étudier et travailler à Ahuntsic-Cartierville. Ce qui veut dire que l’on construit des milieux de vie complets.

Bien évidemment, il y a du résidentiel, nous avons énormément d’institutions d’enseignement de tous les niveaux et on y travaille aussi. Comment fait-on cela? Nous avons le secteur Acadie-Chabanel ou on fait du développement économique avec des commerces et toutes sortes d’industries, celles qui sont là depuis longtemps et d’autres, plus innovantes. On a aussi des commerces de proximité dans tous les quartiers, Fleury Ouest, Lajeunesse, Youville, la promenade Fleury, mais aussi l’est de Fleury Ouest et Gouin Ouest à Cartierville. Ainsi, nous développons des pôles d’emplois et des commerces de proximité.

L’arrondissement a vu surgir des débats très polarisants concernant la cohabitation et le dialogue entre différentes cultures et religions (référendum sur la mosquée de la rue Legendre à titre d’exemple). Comment appréhendez-vous cette problématique?

H.C.:Ahuntsic-Cartierville est riche de sa diversité. Moi-même je suis un enfant de la loi 101. Je suis arrivé ici et j’ai eu le privilège d’apprendre le français et c’est important pour moi d’être le catalyseur qui bâtira des ponts à travers toutes les communautés.

Nous devons aussi mettre en valeur ce qui nous distingue. Je prends l’engagement aujourd’hui devant les citoyens qu’avec mon équipe nous organiserons des événements particuliers comme une fête d’Ahuntsic-Cartierville uniquement autour de la gastronomie locale des différentes communautés qui vivent sur le territoire de ce fantastique arrondissement.

É.T.:La diversité est un enjeu montréalais, dans Ahuntsic-Cartierville évidemment, mais c’est un défi de nos sociétés modernes. On y répond en travaillant ensemble. On y répond en faisant en sorte qu’on ait un vrai développement social. Nous voulons écrire une véritable politique et la développer dans les quartiers. À Projet Montréal, nous croyons beaucoup à l’appartenance à nos quartiers. Avec un sentiment d’appartenance très fort, on sera capable de surmonter nos différences et de trouver finalement ce qui nous rassemble.

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