Amine Esseghir/TC Media L'inauguration du Centre de robotique et d'innovation pédagogique (CRIP) du collège Regina Assumpta a permis aux jeunes de montrer leur savoir-faire à différents publics

Le collège Regina Assumpta à Ahuntsic a inauguré son Centre de robotique et d’innovation pédagogique. Une installation complète destinée aux jeunes qui se passionnent pour les robots.

Le centre, appelé CRIP, dispose d’un atelier de fabrication entièrement équipé, d’une salle cours et d’un espace multifonctionnel.

«En s’initiant à la robotique, les jeunes apprennent à créer des machines autonomes et conçoivent un objet dynamique et complexe qui intègre de la mécanique, de l’électricité, de l’électronique et de l’informatique», indique Sylvain Gauvreau, enseignant et responsable de l’activité robotique.

Pour ce dernier, la masse de connaissance qu’ils peuvent acquérir est multidisciplinaire et cette activité constitue une motivation exceptionnelle pour les études.  «Les jeunes apprennent aussi – ce qui est plus important à mes yeux – à travailler en équipe et voir concrètement le résultat de leurs efforts collectifs», assure M. Gauvreau.

Un robot est certes une machine, mais elle ne ressemble à aucune autre.  Sa réalisation nécessite des pièces de précision introuvables sur le marché.

De la conception sur des logiciels de dessins à la fabrication grâce à des machines-outils commandées par ordinateur, tout est prévu pour permettre aux jeunes de travailler à un très haut niveau d’exactitude et de complexité.

Photo: Amine Esseghir/TC Media

Robot de compétition
Il faut savoir que le collège Regina Assumpta offre des ateliers de robotique à ses élèves depuis 2002.  Et depuis 2012, ils participent à des compétitions de robotique, notamment First robotics competition. L’école a remporté de prestigieux prix au Canada et aux États-Unis, face à des élèves du secondaire venus d’une trentaine de pays.

La force de frappe de Regina Assumpta c’est le club élite. Une sélection d’une quarantaine d’élèves qui passent leur temps libre à concevoir, fabriquer et entraîner leur machine de compétition. Pour constituer cette équipe, l’école offre à 400 élèves de suivre une formation de 100 heures chaque année pour s’initier au processus de réalisation de robots.

Lors des compétitions, le jury détermine des objectifs que doivent atteindre les robots (envoyer un ballon dans un filet de basket, par exemple).

«Avant, on demandait de réaliser des robots qui se déplacent, maintenant on demande de faire des machines qui grimpent, souligne M. Gauvreau. Il faut trouver le moyen de transférer la force des moteurs vers des bras articulés.»

Ces installations qui permettent à Regina Assumpta de réaliser de meilleurs résultats en robotique pourront servir aussi à donner la passion à des jeunes d’Ahuntsic-Cartierville ou d’ailleurs à Montréal puisque cet établissement n’exclut pas des ententes de partenariat avec d’autres écoles dans ce domaine.

 

Alicia Belaiche, élève de Regina Assumpta, a présenté son projet pour attirer plus de filles dans les sciences et technologie grâce à la robotique.
Photo: Amine Esseghir/TC Media.

C’est aussi pour les filles

Alicia Belaiche, élève en cinquième année, membre de l’équipe élite de robotique, voudrait qu’il y ait plus de filles qui s’intéressent aux robots.

«On a remarqué qu’elles sont moins portées à s’inscrire pour étudier en sciences et en technologies», dit-elle.

Prenant pour exemple sa propre expérience, elle est convaincue qu’elles seraient plus nombreuses à le faire si on suscitait leur curiosité aux robots dès leur jeune âge.

«Avec d’autres camarades, j’ai fait un projet pour inviter des fillettes des écoles primaires des alentours pour une journée portes ouvertes dans nos installations.»

Elle vise une centaine d’élèves et avec l’aide de l’organisme «Ton avenir en main», commencera bientôt à faire le tour des écoles primaires d’Ahuntsic pour les amener à visiter le collège Regina Assumpta et son CRIP.

«Elles viendraient pour quelques heures et on leur montrerait tout notre matériel, nos robots, nos ordinateurs et nos stations de pilotage pour qu’elles voient ce qu’on fait et qu’elles s’intéressent à cela.»

Mlle Belaiche veut susciter des vocations en génie et en technologie.

«On veut leur montrer des modèles féminins, car si elles voient qu’il y a des filles qui l’ont fait, cela les encouragera à le faire.»

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