Amine Esseghir/TC Media La rue Notre-Dame-des-Anges serait devenue un repère de voyous qui menacent la quiétude des résidents.

La rue Notre-Dame-des-Anges, à Cartierville, serait devenue un repère de criminels et de gens louches selon des résidents. Ils appellent les élus et les autorités locales à prendre des mesures urgentes avant qu’on ne déplore un drame.

«La rue Notre-Dame-des-Anges s’est transformée en un véritable no man’s land où les flâneurs et les criminels se sentent à l’abri», a regretté Marc Duhamel devant le conseil d’arrondissement du 12 février.

Il se présentait au nom de son père, une personne âgée qui réside au bout de cette rue qui donne sur la Rivière-des-Prairies. La rue se termine par une descente de bateau.

«On se sent intimidés par les gens qui viennent stationner dans cette rue», a-t-il dit.

M. Duhamel a décrit des situations troublantes qui interpellent directement le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM). Une agression au couteau, des livraisons de drogue par bateau, un vol de voiture qui a eu lieu dans la semaine du 5 février. «Le dernier incident dont tout le monde a entendu parler, la voiture qui a été jetée dans la rivière début janvier», a-t-il souligné.

M. Duhamel a aussi précisé qu’il lui arrivait d’appeler le 911 jusqu’à cinq fois par jour, sans résultats. Il craint qu’un jour son père ou une autre personne du voisinage se fasse agresser violemment.

«Je ne minimise pas les inquiétudes des citoyens, a indiqué Guy Simard, commandant du Poste de quartier (PDQ) 10. Toutefois, il faut comprendre qu’on ne peut pas mettre tous nos effectifs et nos patrouilleurs sur cette unique rue.»

Le chef de police a signalé au passage que l’agression au couteau dont il est fait mention a eu lieu il y a deux ans au coin de la rue Notre-Dame-des-Anges et le boulevard Gouin, donc plus loin que les résidences.

Effie Giannou, conseillère de Bordeaux-Cartierville s’est dit également interpellée par les demandes de M. Duhamel et de ses voisins. «Je vais aller faire une visite sur le terrain et discuter avec les citoyens pour voir quelles solutions nous pouvons apporter rapidement», a-t-elle assuré.

La situation de la rue n’est pas une découverte. L’exaspération des riverains semble découler d’une répétition de demandes sans qu’une réponse satisfaisante ait été apportée «Cela fait deux ans qu’on en parle», a relevé M. Duhamel.

«Nous allons rencontrer tout le monde, élus et citoyens, et proposer des solutions, a attesté le commandant Simard. On peut penser à des panneaux de stationnement interdit plus visibles, à une barrière, à plus éclairage, il y a plusieurs pistes à explorer.»

M. Duhamel a également déposé une pétition de 40 signatures demandant à l’arrondissement de zoner le bout de rue qui mène vers la rivière comme parc pour interdire le flânage et le stationnement entre 23h et 5h du matin.

Il y a trois ans l’arrondissement avait entrepris une démarche de ce genre pour les nombreux culs-de-sac qui s’arrêtent sur le bord de l’eau et appliquer la réglementation qui s’impose. Or, les résidents de la rue Notre-Dame-des-Anges avaient refusé à ce moment ce changement.

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