Amine Esseghir/TC Media Mohamed Barhone souhaite mener une autre étude orientée vers les milieux d'Affaires et leur capacité à favoriser la conciliation travail famille.

Il faut non seulement du temps pour la conciliation travail famille, mais aussi de l’argent. Plus les revenus sont bas, plus il est difficile de consacrer plusieurs heures à ses enfants, révèle une étude.

L’enquête a été menée à la fin de 2017 auprès d’un échantillon de plus de 700 personnes. Elle a été conduite par Repère, organisme d’Ahuntsic qui s’est donné pour vocation l’aide aux pères séparés ou divorcés.

Elle révèle que les personnes à faibles revenus tendent à avoir moins de temps à accorder aux enfants. «On pourrait induire que les emplois précaires semblent offrir moins de disponibilités aux parents pour du temps de qualité avec leurs enfants», indique l’étude.

«Nous avons été surpris de voir que les personnes qui gagnent moins de 30 000 $ par année ont un engagement différent auprès de leurs enfants par rapport à ceux qui touchent plus de 30 000 $», souligne Mohamed Barhone directeur de Repère.

La vie professionnelle prend une part importante dans les modalités de conciliations travail famille.

Ainsi, entre 40 et 50% des répondants disent ne pas avoir d’accommodement offert par leurs employeurs. Or, 38 à 53% des personnes interrogées seraient enclines à changer d’emploi pour consacrer plus de temps à leur famille.

«On a entendu des gens dire qu’ils ne pouvaient pas travailler moins, car leurs revenus étaient limités, mais dans le même temps c’est leurs horaires de travail qui font qu’ils peuvent assurer un certain confort matériel à leurs enfants», souligne M. Barhone.

Même si elle a été l’œuvre d’un organisme dont la mission est de favoriser le développement des compétences paternelles, l’étude n’a pas concerné uniquement les pères. «Nous avons questionné des parents qui forment toujours des couples, ou des chefs de famille monoparentale des deux sexes», dit M. Barhone.

Le besoin pour une telle enquête s’est fait ressentir alors que la clientèle de l’organisme vivait souvent ce problème. «C’est cette préoccupation qui revient souvent. La conciliation famille travail a un gros impact sur l’engagement paternel dans un contexte de monoparentalité. C’est encore plus aigu dans des cas de séparations difficiles», relève M. Barhone.

Autre révélation de cette enquête, les parents des deux sexes passent autant de temps de qualité avec leurs enfants. Les pères consacrent en moyenne 15,83 heures de qualité par semaine aux enfants, contre 16,96 heures pour les mères. Une différence qui n’est pas statistiquement significative.

Les résultats de cette étude seront bientôt diffusés à divers organismes et autorités. Ils seront accessibles au grand public.

Aussi dans Actualités :

Nous utilisons maintenant la plateforme de commentaires Facebook Comments sur notre site web. Grâce à celle-ci, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!