Amine Esseghir/TC Media Alain Racine est fondateur et propriétaire de PhysioExtra.

PhyisoExtra est le nom de la clinique de quartier créée il y a 20 ans à Ahuntsic et qui a donné naissance au plus grand réseau corporatif de cliniques privées de physiothérapie au Québec. Derrière ce succès, la volonté d’un professionnel qui veut faire les choses autrement.

«J’habitais à Ahuntsic et j’avais choisi de m’établir dans le quartier pour pratiquer mon métier», raconte Alain Racine, fondateur et propriétaire de PhysioExtra. Il a créé sa première petite clinique en 1997. Depuis, 18 établissements portent son enseigne.

Originaire du Nouveau-Brunswick, Alain Racine a d’abord décroché un diplômé de l’Université de Moncton en 1987 en sciences de la santé. Il s’est inscrit ensuite à l’Université de Montréal pour préparer un baccalauréat ès sciences de la santé en physiothérapie qu’il a obtenu en 1990.

À Ahuntsic, outre le siège social sur la rue Fleury, PhysioExtra possède aussi la clinique située au centre Culturel et sportif du collège de Regina Assumpta. «Nous avons trois nouveaux établissements qui ouvriront cette année, à Villeray, à Mirabel et à Cartierville», indique-t-il. Ce résultat M. Racine dit qu’il le doit à son travail acharné et son sens de l’invention.

Innovation
Sa façon de faire sort des sentiers battus. Aujourd’hui, il mise sur la prévention en physiothérapie. Une démarche novatrice qu’il est en train de développer avec l’Université de Montréal.

De la même manière que nous allons voir le dentiste une fois par an pour un examen, même si nous n’avons pas de caries, nous pouvons aller voir le physio qui nous proposera une évaluation préventive, fera des recommandations pour nous éviter d’avoir des problèmes incapacitants», observe  Alain Racine, fondateur et propriétaire de PhysioExtra.

Cette attitude de précurseur n’est pas nouvelle chez lui. «Il y a une dizaine d’années, nous avons mis en place un programme multidisciplinaire qui fait travailler ensemble les physiothérapeutes, les ergothérapeutes, les kinésiologies et même des psychologues», dit-il.

Ce programme est destiné surtout aux patients de deuxième ligne, ceux qui souffrent d’une incapacité pendant une année ou deux au point de ne plus pouvoir travailler.

«En huit semaines de ce traitement, les gens retrouvent une nouvelle vie», assure-t-il. Pas de remèdes miracles dans ce cas, mais des techniques éprouvées par la science et confirmées par la pratique.

Vision
Cette attitude résume sa recette du succès. «Le côté humain est essentiel pour moi. C’est cela qui m’inspire et c’est cela qui me pousse à travailler et à parfaire ma pratique», confie M. Racine.

C’est cet esprit qu’il essaye d’insuffler aux 350 employés de son entreprise. «Nous ne vendons pas de produits. Nous mettons à la disposition de patients des compétences et une relation humaine», assure-t-il.

Il faut comprendre que PhysioExtra n’est pas une marque de franchise. «Ce qui nous différencie c’est que nous sommes une incorporation unique», souligne M. Racine.

Cette particularité permet justement de reproduire à chaque fois la même recette et avec apparemment toujours autant de succès.

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