Amine Esseghir/Courrier Bordeaux-Cartierville Bertrand Pouyet est le visage de la RUI. Il y travaille depuis sept ans.

La zone de Revitalisation urbaine intégrée de Cartierville est le secteur où une vingtaine d’organismes communautaires et instance diverses interviennent depuis 10 ans pour lutter contre la pauvreté et l’exclusion et surtout pour l’améliorer de la qualité de vie des résidents.

Cette zone de Revitalisation urbaine intégrée (RUI) est un secteur de 800 000m2 situé approximativement entre les boulevards Gouin Ouest et Henri-Bourassa et les rues Grenet et Cousineau. Depuis 2007, 95 projets ont été mis sur pied pour offrir un meilleur cadre aux résidents.

«C’est toujours difficile de présenter des réalisations concrètes et surtout les effets de ces actions sur les gens», observe Bertrand Pouyet, chargé de projet RUI au Conseil local des intervenants communautaires (CLIC) de Bordeaux-Cartierville.

Engagé depuis sept ans dans la RUI, il est devenu le visage de cette grande action d’ensemble. Il a pu voir les évolutions qu’a connues ce secteur.

Entre la rue Michel Sarasin et le boulevard Salaberry, au cœur de la RUI, une ruelle verte a été aménagée en 2013, avec la collaboration des résidents.

«Une fois le projet fini, des habitants du coin disaient qu’ils envisageaient de déménager, mais en voyant l’amélioration de leur environnement, ils préféraient rester finalement», indique M. Pouyet.

Non loin de là, sur le terrain du YMCA de Cartierville, a été édifié paysage de jeu, un parc urbain pour faire des activités en plein air. La plantation de fleurs et d’arbustes a été réalisée dans le cadre d’une action collective par des citoyens

Ces améliorations urbaines semblent, au-delà de changer le décor urbain, avoir des effets difficiles à mesurer, mais tout à fait réels. «Ce sont des réalisations qui permettent aux résidents s’approprier leur quartier», observe M. Pouyet.

À l’appui de son idée il se rapporte aux chiffres d’un sondage citoyen. «En 2007, c’était moins de 50% des résidents qui habitaient là depuis dix ans, aujourd’hui ils sont plus de 60 %», dit-il.

La RUI est surtout un laboratoire d’idées, mais ses membres s’attellent aussi à chercher des financements. «Le budget de la RUI ne peut pas financer les actions à 100%, nous sommes toujours à la recherche de moyens financiers supplémentaires pour mener à bien les projets. Le projet RUI est financé par la Ville ainsi que par les ministères de la Santé et celui des Affaires municipales.

Après 10 ans, l’environnement commence à changer. Toutefois, il reste encore des problématiques importantes à résoudre. «La question de l’insalubrité est une des actions prioritaires», souligne M. Pouyet. Depuis trois ans, les acteurs communautaires se penchent sérieusement sur la question en révélant justement l’ampleur de la situation.

Un autre aspect sur lequel les intervenants de la RUI vont se pencher l’offre commerciale. Les actions menées sur Gouin Ouest font partie de cette démarche. «Il y aura bientôt une maison du citoyen avec une belle bibliothèque et une salle de spectacles, ce sera un apport extraordinaire pour la vie de quartier», dit M. Pouyet.

 

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