Collaboration spéciale Une affiche vandalisée de Marie Montpetit, candidate pour le Parti libéral du Québec (PLQ)

Comme à chaque campagne électorale, des pancartes sont vandalisées au grand dam des candidats. Toutefois, il semble que cette année certains destructeurs dans la circonscription de Maurice-Richard se sont acharnés plus que d’habitude sur les affiches électorales.

La première candidate à tirer la sonnette d’alarme a été Marie Montpetit, députée sortante et représentante du Parti libéral du Québec. «Nous avons eu une centaine de pancartes vandalisées, beaucoup ont carrément été volées», a-t-elle dit.

Elle considère que sa candidature est ciblée et ces attaques organisées. «On nous a pris une pancarte de 8 pieds par 4 pieds avec un support en bois, raconte-t-elle. On ne prend pas cela en se promenant.»

Une plainte a été déposée au Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) par le bureau de la candidate. «Vandaliser ou voler une pancarte est un acte criminel», s’insurge-t-elle. Cette situation force aussi à plus de mobilisation des bénévoles qui doivent repasser dans les rues et remettre d’autres pancartes. «Nos militants sont très en colère face à cette situation», a-t-elle mentionné.

Le candidat du Parti Québécois, Frédéric Lapointe a indiqué que quelques-unes de ses pancartes ont été vandalisées et son équipe s’occupe d’en remettre de nouvelles. «Nous allons en placer d’autres et nous avons prévu des pancartes qu’on peut déplacer lors d’événements aussi», confie-t-il.

Dernière arrivée dans l’arène, Manon Gauthier, candidate de la Coalition avenir Québec, dit avoir été épargnée du fait de l’annonce tardive de son entrée en lice. «Mes pancartes n’ont pas subi beaucoup de méfaits parce que j’en ai installé peu, indique-t-elle. Certains bénévoles ont eu la bonne idée de poser très haut certaines affiches ce qui les a protégés peut-être.»

Elle craint toutefois que d’ici la fin de la campagne, elle soit aussi victime de vandalisme électoral.

«Nous avons beaucoup de pancartes griffonnées ou déchirées, sur certaines on a apposé des autocollants», indique pour sa part Raphaël Rebelo, candidat de Québec solidaire.

Il doute toutefois que le vandalisme soit organisé. «Je pense que si c’était le cas, en 48h il n’y aurait plus de pancartes à Ahuntsic, dit-il. Je suis persuadé que c’est improvisé.»

Pour Mme Montpetit la destruction ou le vol de pancarte nuit énormément à ceux qui s’engagent en politique. L’affichage étant un outil d’information pour les électeurs. «C’est un déni de démocratie. On interdit au candidat de s’exprimer», s’insurge-t-elle.

«Il faut être très clair, le vandalisme est un méfait, mais certains l’utilisent pour exprimer des idées politiques. Ce n’est certainement pas la meilleure manière de le faire», analyse M. Lapointe du PQ.

Manon Gauthier de la CAQ considère que tous les candidats sont également touchés par ce phénomène. «Il faut être solidaire et dénoncer ces actes.»

Pour Raphaël Rebelo, les affiches électorales permettent aux citoyens de connaître tous les candidats de leur circonscription. «C’est un moyen de communication incontournable.»

Tous les candidats assurent cependant que les actes de vandalisme n’ont pas d’impact sur la poursuite de leur campagne électorale.

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