Outre les grandes formations politiques, cinq autres candidats se présentent dans Maurice-Richard. Ils représentent les partis Citoyens au pouvoir (CAP), le Nouveau parti démocratique du Québec (NPDQ), le Bloc Pot, le Parti nul et le Parti vert du Québec.

CAP
Daniel Saint-Hilaire, entraîneur d’athlétisme connu pour accompagner les représentants du Canada les plus prometteurs, a été coach de Bruny Surin ou Alain Metelleus pour les plus anciens ou bien Magali Roche, Jessica Zelinka pour les plus jeunes.

Il a déjà été candidat du Bloc québécois lors des élections fédérales de 2015 dans la circonscription d’Alfred-Pellan, à Laval.

Cette fois, il arbore les couleurs de Citoyens au pouvoir (CAP). Ce nouveau parti prône la démocratie directe.

«Nous proposons une autre forme de gouvernement, souligne-t-il. Nous nous inspirons des expériences de différentes démocraties dans le monde, comme la Suisse qui tient des referendums populaires sur un tas de décisions depuis 700 ans.» M. Saint-Hilaire dit mener une campagne de proximité, favorisant le porte-à-porte.

Jean Rémillard

NPDQ
Même si c’est un souverainiste assumé, Jean Rémillard se présente pour le Nouveau parti démocratique (NPD) Québec,.

«Le NPDQ se dit fédéraliste. Oui, mais « asymétrique », ce qui veut dire, par exemple, que c’est Québec qui percevra les impôts fédéraux, comme l’a voté notre Assemblée nationale sur motion du Parti Québécois», explique-t-il.

Il est titulaire d’un baccalauréat en science politique de l’UQAM, il détient aussi une maîtrise en droit français et européen, obtenue en France.

Militant pour des technologies orphelines, M. Rémillard propose des monorails urbains suspendus à Montréal pour éliminer la pollution d’ajouter. «Conçus et fabriqués au Québec, plus performants et élégants que ceux en service au Japon et en Allemagne (…) quatre fois moins que le REM.»

Bloc Pot 
Morgan Ali du Bloc Pot a 21 ans. Pizzaiolo, musicien et DJ, c’est la première fois qu’il se présente en politique.

Alors que le cannabis sera légal au Canada le 17 octobre, M. Ali croit que son parti a encore une raison d’être, car cette loi est selon lui, une prohibition déguisée.

«Le gouvernement du Québec interdit la culture des plants à domicile, par exemple. La façon de distribuer le cannabis ne permet pas non plus le développement de produits du terroir et un artisanat du pot», soutient-il.

Même s’il reconnaît que son parti n’a aucune chance de faire élire un candidat, il souligne que la campagne est une manière de faire connaitre le cannabis, mais aussi le chanvre.

«C’est toute une économie qui pourrait se développer grâce à ces plantes. Il ne s’agit pas seulement de se limiter à leurs aspects médicaux et récréatifs.»

Parti nul
Manon Dupuis, maman de trois enfants, dont un bébé de neuf mois, travaille dans le domaine des nouvelles technologies. Résidente d’Ahuntsic depuis plusieurs années, elle se présente sur la liste du parti nul

Ce parti propose à ceux qui veulent annuler leur bulletin de voter pour leurs candidats.

«Nous voulons faire en sorte que les bulletins de vote délibérément annulés soient comptabilisés dans le résultat général de l’élection», explique Mme Dupuis.

Elle assure aussi que les candidats sauront défendre les voix de ceux qui ont voté pour eux.

«Personnellement, j’aime le fait que la première fois que je me présente en politique ce soit pour un parti original. C’est une démarche très formatrice», note-t-elle.

Par ailleurs, Gilles Fournelle est candidat du Parti vert du Québec. Il n’a pas pu répondre à nos sollicitations dans les délais.

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