Pablo Ortiz/Métro

Il n’y aura pas de lois spécifiques pour la consommation de cannabis sur le territoire d’Ahuntsic-Cartierville. L’arrondissement dit pour le moment se suffire de la réglementation de la Ville de Montréal.

«La position d’Ahuntsic-Cartierville est de suivre les recommandations de la Direction de la santé publique (DPS) et la réglementation de Québec», assure Émilie Thuillier, mairesse de l’arrondissement.

Cinq arrondissements montréalais (Saint-Laurent, Saint-Léonard, Pierrefonds-Roxboro, Montréal-Nord et Rivières-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles), des administrations dirigées par le parti Ensemble Montréal, l’opposition officielle, veulent interdire la consommation du pot dans tous les lieux publics.

«La DSP a une approche de santé publique et fait en sorte que les choses ne soient pas cachées. Les restrictions imposées par la loi de Québec semblent aussi être un bon compromis», relève Mme Thuillier.

La réglementation en vigueur au moment de la légalisation, interdit de fumer du pot près des établissements d’enseignement, des terrains de jeux et des aires de jeux pour enfants. Comme pour le tabac, nul ne peut fumer à moins de 9 mètres des bâtiments publics.

Pour elle, d’un point de vue de santé et de sécurité, cela est suffisant. Toutefois, la mairesse reconnaît avoir reçu des courriels de citoyens inquiets des suites de la légalisation du pot.

«Je comprends la démarche des gens, mais il faut mentionner qu’il y a une réflexion en cours à la Ville de Montréal depuis de nombreux mois sur la question, souligne-t-elle. On se fonde sur l’avis d’un comité d’experts qui a discuté de cette question sous tous les angles.»

La question des effets a été également abordée, assure Mme Thuillier, alors qu’un élu de Saint-Léonard avait expliqué que son arrondissement voulait mettre en place un règlement similaire à celui qui encadre l’alcool.

«On nous a bien démontré que les effets du cannabis ne sont pas comme ceux de l’alcool», relève-t-elle.

«L’approche de la Ville de Montréal est celle de la réduction des méfaits et de la prévention», relève pour sa part Nathalie Goulet, conseillère d’Ahuntsic et responsable de la Sécurité publique au comité exécutif de la Ville de Montréal.

Elle rappelle que le but de la réglementation est de réduire les effets de la consommation du cannabis et non de réduire le geste lui même.

Il faut mentionner qu’en plus des consommateurs locaux, l’arrondissement accueillera aussi des acheteurs de partout après le 17 octobre. Une des quatre premières succursales montréalaises de la Société québécoise du cannabis se trouvera sur le territoire d’Ahuntsic-Cartierville, sur le boulevard l’Acadie.

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