Deposit Le bruit des avions est la nuisance sonore qui est à l'origine de nombreuses plaintes, mais il n'est pas le seul qui suscite la grogne des Montréalais selon Projet Montréal.

Les élus de Montréal continuent de plancher sur l’observatoire du bruit promis par l’administration Plante. Ils explorent les expériences de ce genre menées dans le monde et veulent élaborer un modèle propre à Montréal.

L’observatoire du bruit de Montréal a refait parler de lui au moment où était présentée Aéroplainte, la nouvelle application pour signaler le bruit des avions avec son téléphone intelligent, le 4 octobre.

Selon Émilie Thuillier, mairesse d’Ahuntsic-Cartierville et représentante de la Ville de Montréal au sein du Comité consultatif sur le climat sonore d’Aéroports de Montréal (ADM) les choses avancent.

«Nous travaillons avec la Ville de Montréal et le responsable de l’environnement au comité exécutif Jean-François Parenteau, pour mettre sur pied cet observatoire, mais celui-ci ne doit pas être à la ville même», souligne-t-elle. Cette nécessité d’indépendance est dictée par la nature même de cette instance.

«Nous voulons avoir autour de la table tous les grands générateurs de bruits, on pense bien sûr à Aéroport de Montréal, mais aussi au port de Montréal et d’autres entreprises privées. Nous pensons aussi à la circulation automobile, souligne-t-elle. Il faut également que des universitaires soient présents et la Direction de la santé publique qui serait compétente en la matière ainsi que d’autres partenaires.»

En attendant que cet observatoire voit le jour, élus et fonctionnaires regardent d’autres institutions du même genre dans le monde. «Nous voulons voir les autres modèles et comment on peut s’en inspirer, relève Mme Thuillier. On a beaucoup observé celui de Paris.»

Bruitparif est l’observatoire du bruit en Île-de-France. Institué en 2004 en tant qu’OBNL, il fournit au public des informations fiables, collectées de manière transparente. «Probablement que nous allons déboucher sur un modèle original montréalais», espère Mme Thuilier.

L’observatoire envisagé à Montréal permettra de dresser une carte précise et faire que ces données collectées seront rendues publiques.

Nous voulons quantifier le bruit, faire des diagnostics et proposer des solutions. Nous voulons aussi protéger les zones silencieuses ou presque silencieuses existantes et réduire les zones plus bruyantes. Émilie Thuillier, mairesse d’Ahuntsic-Cartierville.

En 2016, Projet Montréal, alors dans l’opposition, avait demandé la création d’un observatoire qui pourra recueillir les données précises sur les sources et le niveau des bruits dans la métropole.

Durant la campagne de 2017, ce parti aujourd’hui au pouvoir s’était engagé à mettre sur pied un observatoire du bruit s’il était élu.

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