La promenade organisée le 25 mai, par le comité de mise en valeur du Bois-de-Saraguay, a permis à une trentaine de personnes de se rendre compte d’une minuscule part de la diversité naturelle que renferme ce boisé, témoin de la forêt montréalaise telle qu’elle existait au 16e siècle.

Avec les explications et les commentaires de Marc Sardi, chargé de projet biodiversité urbaine à Ville en vert, gestionnaire du programme éco-quartier d’Ahuntsic-Cartierville, les visiteurs d’un jour se sont rapidement pris au jeu de la découverte du milieu si particulier du Bois-de-Saraguay.

Malgré les moustiques, particulièrement voraces, ils ne se sont pas découragés de suivre un parcours qui a duré un peu plus de deux heures.

Il est vrai que le guide avait préparé de quoi émerveiller le groupe. À un moment, il a sorti de son sac un bocal contenant une salamandre à tache bleue qu’il a remise en liberté devant les spectateurs conquis.

Le même public était visiblement attristé d’avoir écrasé malencontreusement un petit prêcheur, cette fleur aux mœurs si particulière.

Pointant tantôt un immense érable noir, tantôt une minuscule reinette crucifère (une grenouille), ou bien signalant le chant particulier d’un viréo aux yeux rouges, M. Sardi a su donner la pleine dimension à cette visite découverte.

Jocelyne Leduc Gauvin, présidente du Comité pour la mise en valeur du Bois-de-Saraguay et ses acolytes comptent sur ce genre d’événement pour sensibiliser l’opinion à leur cause.

La préservation de ce boisé, mais aussi sa mise en valeur pour permettre des visites organisées et un parcours d’interprétation à même de satisfaire le projet pédagogique qu’il renferme donneraient la pleine mesure à ce musée naturel situé en ville.

Depuis 2009, le comité qui regroupe huit associations et comité citoyen travaille pour obtenir la mise en valeur du parc-nature du Bois-de-Saraguay. Les aménagements prévus permettent la réalisation de pistes de promenades le long d’un parcours d’interprétation facilitant au grand public la visite des lieux tout en préservant le patrimoine naturel de ce parc.

Ce bout de forêt est important parce qu’il est le dernier témoin de la frondaison montréalaise telle qu’elle a été vue par Jacques Cartier lorsqu’il a débarqué sur l’île en 1535. Il a été déclaré site patrimonial en 1981.

S’il est défendu depuis 35 ans par des associations et des amis de la nature, les élus d’Ahuntsic-Cartierville se sont penchés sur son cas en 2010 en votant sa mise en valeur.

En 2011, la Ville de Montréal a voté un budget de 2,5 millions de dollars pour les travaux de mise en valeur. Mais depuis, d’ajournement en renvoi, la dernière date de lancement des travaux était l’automne 2014, avant qu’elle ne soit une nouvelle fois retardée à l’automne 2015.

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