Sylvain Gagnon Le 1er novembre était inauguré le nouveau local de la bijouterie Chayer sur la rue Fleury. Patrick Chayer, assurant la troisième génération de bijoutiers dans l'entreprise familiale, trace les grandes lignes de l'histoire du commerce, du sous-sol de ses grands-parents au nouveau local de la Promenade Fleury.
Le 1er novembre était inauguré le nouveau local de la bijouterie Chayer sur la rue Fleury. Patrick Chayer, assurant la troisième génération de bijoutiers dans l’entreprise familiale, trace les grandes lignes de l’histoire du commerce, du sous-sol de ses grands-parents au nouveau local de la Promenade Fleury.

«En 1966, mon grand-père Roland et ma grand-mère Aline se sont installés dans le quartier, eux qui était déjà en affaires depuis 1954, raconte M. Chayer. Ils ont aménagé leur bureau dans leur maison au coin de Millen et Fleury. C’était dans leur sous-sol et disons que ç’a marqué les gens», se souvient-il.

C’est en 1979 que la bijouterie a été déplacée sur la Promenade, au 1009, rue Fleury Est, local qui a été occupé jusqu’à tout récemment. «En 1989, mes parents ont acheté l’entreprise et ont tenu le fort jusqu’à ce que je prenne la relève l’an dernier», complète Patrick Chayer. Il travaille à temps plein comme bijoutier depuis maintenant 25 ans.

«Je suis tombé dans la potion!, commente-t-il lorsqu’on le questionne sur son choix de carrière. J’ai toujours été un gars manuel et disons que le fait de baigner dans le milieu dès mon enfance, ça aide.» Touche-à-tout, M. Chayer a également travaillé en ébénisterie, en plus de parfaire sa connaissance de la bijouterie en prenant des cours de soudure de bijoux et de gemmologie, notamment.

«On ne confectionne pas nécessairement, mais on peut faire faire n’importe quoi. D’ailleurs pour l’anecdote, il m’est arrivé qu’un client me donne un dessin sur une serviette de table d’un modèle de bague qu’il voulait», indique M. Chayer, rappelant que la confection requiert une expertise et des outils spécifiques. «Tout le reste, on le fait, de la réparation de bijoux, d’horloges et de montres à la vente diamantaire.»

Un nouveau local

Maintenant déménagé au 1200, rue Fleury Est, M. Chayer avoue avoir joué de chance pour mettre la main sur ce local côté soleil de la Promenade. «C’est un concours de circonstances. J’étais en renégociation de bail au 1009 avec l’intention d’acquérir le deuxième étage afin d’agrandir les bureaux et la bijouterie. Un matin, je suis allé déjeuner en face et j’ai vu la pancarte à louer. J’ai donc sauté à pieds joints», raconte avec fierté le bijoutier.

«Je suis situé sur le point chaud de la Promenade, avec la banque et la pharmacie en face et l’église à côté. Je me dis que nous sommes protégés par le Bon Dieu», s’esclaffe-t-il.

Avec l’inauguration du nouveau local, Patrick Chayer redevient en quelque sorte bijoutier, lui qui, dans les derniers mois, a davantage œuvré à titre d’ébéniste. «J’ai fait tous les comptoirs, les meubles et les moulures. J’y ai mis trois mois sept jours sur sept, cinq soirs par semaine, et je n’ai même pas encore terminé», note-t-il. Il a encore du pain sur la planche pour une année.

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