Sept élèves des écoles secondaires de Bordeaux-Cartierville ont participé cette semaine à une activité de camping organisée par la Table de concertation jeunesse locale. Intitulée «Terre d’accueil à découvrir», l’expérience de quatre jours se voulait une façon de permettre à des adolescents issus des communautés culturelles de vivre une expérience de groupe favorisant la création de liens.

Les deux premières journées se sont déroulées au parc-nature du Cap Saint-Jacques pour se terminer au Bois-de-Liesse. Le Courrier Bordeaux-Cartierville a rencontré le groupe alors qu’il s’installait pour la nuit au Bois-de-Liesse.

Michel Bourgeois, éducateur plein air à la Table de concertation jeunesse, a initié le projet. «L’idée c’est d’avoir une offre de services pour les nouveaux arrivants pour les aider à s’intégrer et pour leur faire connaître ce qu’il y a autour. On veut aussi leur faire réaliser qu’on peut faire beaucoup de plein air dans le quartier», a-t-il indiqué sur le site du campement aménagé en face de la Maison du Ruisseau.

Michel Bourgeois est enthousiaste face aux participants. «Ils sont autonomes et certains sont toujours prêts à aider», a-t-il partagé avec à ses côtés Kevork Atamian venu offrir son aide pour la cuisson du souper. Arménien d’origine, Kevork fait du scoutisme depuis déjà plusieurs années. Il s’engage auprès de la communauté arménienne. «La nature c’est intéressant. C’est comme une thérapie. Ça m’apaise», a-t-il confié.

Au cours de l’aventure, les participants se sont initiés aux rudiments du camping, en plus de prendre part à des randonnées dans les parcs-nature.

«C’est la deuxième fois de ma vie que je fais du camping, a mentionné Tibou Condé élève d’une classe d’accueil de l’école Évangeline. La première fois c’était ici même. Cet hiver, Michel m’avait parlé de cette aventure. J’avais décidé d’y participer.»

Originaire de Guinée-Conakry, Tibou a bien aimé la plage du Cap Saint-Jacques où il a pu se baigner. Il aime aussi se retrouver autour d’un feu de camp avec tous ses compagnons.

«L’été en Afrique, on ne fait pas de camping. Cette activité est une bonne idée. L’an prochain, je vais à nouveau participer. Ça m’apporte du bonheur», a-t-il partagé en compagnie de la seule fille du groupe, sa sœur Aïcha.

Activités annuelles

Les participants étaient également accompagnés de Marjolaine De Serres Fortin, intervenante communautaire scolaire à l’école La Dauversière. Marjolaine travaille avec les élèves de première et deuxième secondaire tout au long de l’année. Selon elle, le projet est un plus pour l’intégration des jeunes.

«On les accompagne dans leur arrivée. Il y en a qui veulent participer à toutes nos activités. Une fois que le lien est créé, c’est une fenêtre qui s’ouvre. Ça leur permet aussi de participer à des activités peu couteuses. Ils découvrent des lieux qu’ils peuvent fréquenter à d’autres moments sans nous», a-t-elle souligné.

Tout au long de l’année, des sorties étaient offertes aux élèves. Ceux qui le souhaitaient ont même pu suivre des cours de kayak.

«On voulait leur faire vivre différentes expériences et qu’elles se poursuivent durant l’été», a expliqué M. Bourgeois. C’est d’ailleurs lors de ces rencontres que les élèves ont pu être mis au courant de l’activité camping.

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