Sylvain Gagnon / TC Media Cette nouvelle série d'abattage massif de frênes à Ahuntsic-Cartierville s'ajoute aux d'Autres entamés depuis 2012.

Au moins 400 frênes seront abattus les jours prochains dans les parcs De Salaberry et Marcelin-Wilson, à Bordeaux-Cartierville. Il s’agit d’une coupe massive d’arbres infestés par l’agrile qui s’ajoute à celle annoncée au mois d’octobre 2014. Entre 300 et 400 arbres avait été éliminés un peu partout dans l’arrondissement.

Selon l’arrondissement, cette nouvelle opération est indispensable. «Malgré les efforts importants déployés par l’arrondissement pour ralentir la propagation de cet insecte, la situation aux parcs De Salaberry et Marcelin-Wilson s’est détériorée, annonce l’administration locale. Les frênes sont largement touchés et ne peuvent plus être sauvés.»

On tient toutefois à rassurer la population puisqu’on annonce qu’au cours des prochaines années, la Ville de Montréal procèdera au remplacement des frênes abattus par des essences plus résistantes à l’agrile du frêne. L’abattage des frênes doit se faire entre le 1er octobre et le 15 mars, lorsque les arbres sont en dormance. Les spécialistes soulignent que les arbres blessés attirent les insectes.

Une guerre continue
Au début de l’automne passé, 200 à 300 frênes ont été abattus. Une intervention de très grande envergure qui devait être appuyée par les citoyens, qui auraient à traiter ou à abattre leurs arbres situés sur leurs propriétés. À ce moment, on avait prévenu que d’autres abattages allaient probablement avoir lieu. «L’arrondissement est infesté de bord en bord», avait averti alors Pierre Francoeur, ingénieur forestier à la Ville de Montréal. La canopée à Ahuntsic-Cartierville est composée de près de 8000 frênes.

L’abattage survient après la fin des traitements au TreeAzin effectué durant l’été 2014, alors que 2039 arbres à sauver ou à protéger sur le domaine public, menacés par l’agrile du frêne, ont été vaccinés. Le traitement doit se faire entre le printemps et l’été. La découverte du premier foyer d’infestation dans l’arrondissement remonte à 2012. Depuis les cols bleus n’ont pas cessé de faire de nouvelles découvertes.

Un insecte qui coûte cher
En 2014, un budget de 290 000$ avait été consenti à la lutte contre l’agrile du frêne. Plus des deux tiers de la somme ont servi à payer uniquement la facture d’abattage. On estime que le coût d’abattage se situe entre 500$ et 1200$, selon la taille de l’arbre.

Quant au traitement au TreeAzin, il revient, selon le diamètre de l’arbre de 50$ à 1000$ et il ne peut être administré que par un spécialiste certifié. Le traitement doit être renouvelé au moins tous les deux ans, jusqu’à la disparition de l’infestation dans l’ère géographique concernée.

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