Amine Esseghir/TC Media Donald Boisvert devant des étagères pratiquement vides de son épicerie de dépannage alimentaire.

Alors que son Magasin-Partage de Noël est prévu le 14 décembre, les dons tardent à affluer à la Corbeille. Dans cet organisme chargé de la sécurité alimentaire à Bordeaux-Cartierville on s’inquiète d’autant que l’on s’est aussi engagé à aider les réfugiés syriens qui arriveront dans les prochains jours.

Donald Boisvert, le directeur de la Corbeille, ne cache pas son appréhension. «On le voit bien, les boîtes de dons ne se remplissent pas», indique-t-il. Comme chaque année, une centaine de contenants ont été disposés un peu partout dans le quartier. Une dizaine de lieux, dont une majorité d’écoles, ont été ciblés. Mais il manque toujours des pâtes, des conserves et des légumineuses.

La Corbeille a enregistré cette année 425 ménages pour l’épicerie de Noël à qui elle souhaite offrir également une dinde. «J’ai aussi une liste d’attente d’une vingtaine de familles», ajoute M. Boisvert.

Aide aux réfugiés
En plus de cette importante demande, la Corbeille a été sollicitée par la Croix de secours arménienne pour aider les familles de réfugiés syriens attendus dans les prochains jours. «Nous ne savons pas combien ils seront, mais nous savons qu’ils seront nombreux», explique Lucy Manguian Chahinian, administratrice de la Croix de secours arménienne. La Corbeille fournira aux réfugiés, la dernière semaine de chaque mois, une grosse épicerie, composée de produits alimentaires variés d’une valeur moyenne de 60$.

Elle offrira aussi une séance de cuisine collective au milieu du mois. Cette dernière activité permet aux gens de cuisiner ensemble, de sortir de leur isolement et de repartir chez eux avec des plats cuisinés dont le prix de la portion varie entre 7 et 36 cents.

«Si j’ai moins de denrées en janvier, je devrai me casser la tête et aller taper aux portes de Moisson Montréal ou d’ailleurs, mais je ne peux pas dire non aux gens. C’est notre mission d’assurer la sécurité alimentaire dans le quartier», atteste M. Boisvert.

La Croix de secours arménienne compte pour le moment sur ses propres fonds pour payer la facture à la Corbeille. «Nous allons voir comment faire avec les partenaires», avoue Mme Manguian Chahinian.

Faire face au besoin
Pour autant, à la Corbeille on n’est pas demeuré les bras croisés, tenant une guignolée le 5 décembre qui a permis de collecter un peu plus de 12 400$ et effectuant un publipostage dans le nord de la ville. «Les dons arrivent lentement et en dehors des gros bailleurs de fonds qui ont déjà fait parvenir leurs sommes, les gens réagissent timidement», dit-il.

Le directeur de la Corbeille suppose que l’absence de neige et de froid intense serait l’explication. «Il semble que les gens ne sentent pas encore l’ambiance de Noël.» Il demeure toutefois optimiste et rappelle que son organisme peut recevoir des dons, même après le temps des Fêtes. «Les gens mangent toute l’année», observe-t-il.

 

Lieux de collecte de la Corbeille

Les personnes intéressées peuvent déposer des dons aux Caisses Desjardins du Marché central, du boulevard Marcel-Laurin et de la rue Salaberry. Au YMCA Cartierville, aux bureaux de l’arrondissement au 555, rue Chabanel Ouest et au siège de la Corbeille au 5080, rue Dudemaine.

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