Isabelle Bergeron/TC Media La prison Tanguay a fermé ses portes après avoir accueilli des milliers de prisonnières sur plus de 50 ans.

Le transfert des 220 détenues de la prison Tanguay vers la prison Leclerc, à Laval, se fera de manière progressive tout au long du mois de février, a appris TC Media. Les prisonnières seront logées dans des locaux rénovés et bénéficieront des mêmes services et programmes auxquels elles avaient droit auparavant.

La prison Tanguay sera vidée graduellement et les résidents du secteur seront informés dès le début des opérations au début du mois de février.

Les prisonnières seront transférées en autobus et des dispositions particulières seront prises pour assurer leur sécurité. L’itinéraire qu’elles emprunteront n’est pas divulgué. Pour le déménagement, elles n’auront qu’à prendre leurs effets personnels et s’installer dans des locaux entièrement retapés et équipés.

Installations rénovées
L’ancienne prison fédérale de la Montée Masson, sur la Rive-Nord de Montréal, a été réaménagée pour pouvoir accueillir 248 femmes et 84 hommes dans deux ailes séparées. «Les détenues seront logées dans des cellules individuelles ou par deux», indique Alexandra Paré, relationniste au ministère de la Sécurité publique (MSP).

La prison Tanguay sera fermée à cause de l’état avancé de vétusté de la bâtisse et de l’augmentation du nombre de femmes incarcérées. Pour la représentante du MSP il était exclu de rénover Tanguay ouverte il y a plus de 50 ans.

Maintien des programmes
Les programmes existants déjà à Tanguay seront maintenus, prévoit-on, même si on suppose qu’il y’aura un délai avant qu’ils ne soient remis en route. «Nous avons plus d’espaces, on espère même pouvoir en mettre d’autres en place», dit Mme Paré.

On promet aussi que les ententes signées avec les associations de réinsertion ou d’aide aux prisonnières seront reconduites. «Le choix de Laval est intéressant parce qu’on ne s’éloigne pas de Montréal, souligne-t-elle. Cela permet de maintenir le lien avec les organismes qui sont autorisés à entrer dans la prison pour s’occuper des détenues.»

Quel avenir?
On ne sait pas toujours pas quel sort sera réservé à la maison Tanguay une fois vidée. Les administrations en sont encore aux évaluations.

«Il y aura une analyse qui sera menée conjointement par la Société québécoise des infrastructures (SQI) qui est le propriétaire de la bâtisse et par les spécialistes du MSP», informe Mme Paré. Les résultats devraient être connus à l’automne.

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