Archives/TC Media Les détenues de Tanguay ont été relogées dans des cellules individuelles ou par deux, dans des locaux entièrement rénovés.

Les détenues qui purgent des peines discontinues à la prison Leclerc, à Laval, seront hébergées dans des cellules individuelles dès cette fin de semaine. Une décision prise à la suite de plaintes de prisonnières transférées de Tanguay.

Quatre détenues ont dénoncé leurs mauvaises conditions d’incarcération sur les ondes du 98.5 FM mardi. Les femmes ont raconté avoir uriné dans des tasse à café, faute de salle de bain.

Elles estiment que leur milieu de vie s’est nettement dégradé depuis qu’elles ont quitté l’établissement du boulevard Henri-Bourassa. Elles prétendent que la prison Leclerc n’est pas tout à fait prête pour les accueillir.

Pour Marc Lyrette, directeur général adjoint des Services correctionnels de Montréal, les plaintes seraient surtout dues aux changements qui auraient déstabilisé les prisonnières.

«Je ne dis pas qu’elles fabulent, mais nous avons ouvert une enquête et jusqu’à maintenant, rien ne nous permet de dire que les événements se sont déroulés comme elles le racontent», dit-il. M. Lyrette précise que les détenues viennent de vivre leur premier week-end à Laval.

Au ministère de la Sécurité publique, on assure que les nouvelles structures sont fonctionnelles, mais nécessitent des ajustements.

Une salle de classe où étaient hébergées les détenues de fin de semaine, à Laval. Photo: Collaboration spéciale/Ministère de la Sécurité publique

Une salle de classe où étaient hébergées les détenues de fin de semaine, à Laval. Photo: Collaboration spéciale/Ministère de la Sécurité publique

Modifications
La Direction générale des services correctionnels a demandé à ce qu’on accélère les travaux pour des cellules destinées aux personnes à mobilité réduites qui pourraient également être occupées par les détenues de fin de semaine.

Dans toutes les prisons du Québec, les peines intermittentes sont purgées dans des salles de classes ou des gymnases. Contrairement à la salle commune de Tanguay, équipée de commodités, les détenues ont été hébergées dans une salle de classe à Leclerc.

«Elles avaient la possibilité de demander à un gardien de se rendre dans des toilettes, dans le corridor», assure Louise Quintin, relationniste au ministère de la Sécurité publique.

La prison Tanguay a été vidée graduellement à partir du 15 février. La décision de sa fermeture a été prise l’année passée à cause de l’état avancé de vétusté de la bâtisse et de l’augmentation de la population carcérale. Pour les pouvoirs publics, il était exclu de rénover l’établissement ouvert il y a plus de 50 ans.

Les détenues ont été déménagées à l’ancienne prison fédérale de la Montée Masson, rénovée pour pouvoir accueillir 248 femmes et 84 hommes dans deux ailes séparées. Les détenues devaient être logées dans des cellules individuelles ou par deux, dans des locaux entièrement réaménagés.

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