Deposit Les supercliniques recevront un important financement mais devront absorber une importante clientèle de l'urgence des hôpitaux.

Sur les 50 supercliniques qui devraient voir le jour dans la province d’ici 2018, trois seront ouvertes à Ahuntsic et une à Cartierville. Un nombre suffisant pour couvrir l’ensemble de l’arrondissement selon les projections du ministère de la Santé et des Services sociaux.

La répartition géographique qui a été décidée est d’une clinique pour 50 000 habitants environ. Celles d’Ahuntsic-Cartierville seront sur le territoire du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) du Nord-de-l’Île.

Selon Marie Montpetit, députée de Crémazie et adjointe parlementaire du ministre de la Santé, ces installations devront assurer une couverture médicale plus dense. «Ces structures répondent aux demandes pour un service de proximité qui se situe entre l’urgence de l’hôpital et le médecin de famille», explique-t-elle.

Pour se qualifier, les cliniques devront offrir au moins 20 000 consultations annuelles, dont un nombre sans rendez-vous. Elles devront être ouvertes 12 heures par jour, 365 jours par année.

L’ampleur de ces structures nécessite des investissements importants. Pour Mme Montpetit, il y a des établissements existants qui pourront devenir des supercliniques si elles le désirent.

«Si elles offrent déjà quelques services, elles pourront en ajouter d’autres et obtenir cette qualification», dit-elle. Par ailleurs, elles devront avoir suffisamment de médecins pour répondre aux exigences.

Outre la consultation médicale, elles devront offrir gratuitement des services de prélèvement, de radiographie et d’échographie.

Financement provincial
Québec financera à hauteur de 60 000$ l’installation de ces cliniques et accordera 82 867$ à 232 966$ annuellement pour soutenir leur fonctionnement. Entre 6 et 12 infirmières à temps plein payées par le réseau public seront affectées à ces établissements.

L’annonce de ces cliniques intervient quelques jours après la mise en place d’un guichet unique pour la clientèle qui n’a pas de médecin de famille. Pour la députée de Crémazie, les deux démarches ne sont pas liées. Les supercliniques sont surtout destinées à réduire l’engorgement des urgences

«Tout le monde n’a pas forcément besoin d’un médecin de famille et ces cliniques doivent recevoir des patients sans rendez-vous», ajoute-t-elle.

 

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