Photo Deposit Sur les 26 maisons de luxe en vigueur dans l'Est de Montréal en 2016, 19 sont situées dans Ahuntsic-Cartierville.

Peu réputé pour ses demeures luxueuses, l’arrondissement d’Ahuntsic-Cartierville possède pourtant une vingtaine de maisons unifamiliales à plus d’un million de dollars sur son territoire.

Sur les 297 propriétés de plus d’un million de dollars vendues sur l’île de Montréal depuis le début de 2016, six ont été recensées dans l’Est dont quatre étaient situées à Ahuntsic-Cartierville.

Le long du boulevard Gouin, une propriété vient d’ailleurs d’être mise en vente. Un produit rare aux allures de manoir qui s’étend sur un domaine de près de 8200m2 (88 000 pieds carrés) en bordure de la Rivière-des-Prairies dans le secteur de Saraguay et qui n’a rien à envier au luxe de Westmount, Outremont ou Mont-Royal. Avec neuf chambres et huit salles de bain, cette maison cherche donc son acquéreur pour la modique somme de 6,5 M$.

Selon Dominic St-Pierre, directeur de Royal LePage Québec, cette propriété fait figure d’exception dans le paysage de l’Est de Montréal qui ne compte qu’une trentaine de biens immobiliers de «prestige».

Il explique qu’Ahuntsic-Cartierville est toutefois plus prisé par les investisseurs que les autres arrondissements de l’Est en raison de sa proximité avec le centre-ville de Montréal.

«Il arrive aussi fréquemment pour ce type de bien que le prix d’inscription soit très élevé. Mais les maisons se vendent rarement au prix indiqué. Pour illustration, la maison la plus chère de Montréal a été vendue au prix exorbitant de 13,5M$ en 2015 alors que le prix initialement indiqué s’élevait à 25M$», indique M. St-Pierre.

Immobilier de luxe: qui sont les acheteurs?


Si les investissements étrangers sont en hausse au Canada, d’après une étude de Royal LePage, on estime toutefois qu’ils ne représentent que 5% du marché. Les Américains et les Français sembleraient être en tête de liste, suivis des Chinois qui investissent massivement à Vancouver en raison de la proximité géographique avec l’Asie. La présence de ces investisseurs reste relativement faible à Montréal.

À noter cependant qu’il n’existe aucune donnée probante sur le nombre de ces investisseurs, bien que la Société Canadienne d’Hypothèques et de Logement (SCHL) ait réalisé une enquête sur le phénomène en 2015.

Il appert donc que la majorité des acquéreurs de propriétés de luxe à Montréal sont des héritiers de fortunes familiales, des jeunes entrepreneurs ou des présidents de compagnie.

Une «croissance saine» des prix des propriétés à Montréal


Si le nombre de maisons unifamiliales de luxe vendues a augmenté à Montréal en 2016, le prix médian d’une maison est également passé de 559 557$ en 2015 à 619 671$, selon l’étude Brookfield RPS, ce qui correspond à une augmentation de près de 11%. Le prix d’un appartement en copropriété a, quant à lui, augmenté de 4,2%.

En ce qui concerne Ahuntsic-Cartierville, le prix médian d’une maison s’élevait à 475 000$ au deuxième trimestre de 2016 contre 450 000 à la même période en 2015, soit une hausse de 5,6%. Les copropriétés de l’arrondissement enregistrent une augmentation de 1,7% en 2016 correspondant à un prix moyen de 244 000$.

Ces hausses sont considérées comme «une croissance saine» du marché immobilier montréalais par les experts.

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