Archives TC Media Mercier–Hochelaga-Maisonneuve est le deuxième arrondissement comptant le plus d'itinérants dans les lieux extérieurs.

Le premier refuge pour hommes itinérants de Hochelaga-Maisonneuve devait ouvrir ses portes en novembre. Les subventions gouvernementales n’ayant pas encore été approuvées, l’ouverture risque d’être repoussée.

«J’ai communiqué avec le gouvernement fédéral au cours de la semaine et le contrat devrait être signé avant le 1er décembre, a confirmé Paul Atangana, le directeur du CAP Saint-Barnabé. Il y a eu des retards.»

Le Carrefour d’alimentation et de partage (CAP) Saint-Barnabé, qui œuvre auprès des plus démunis du quartier Hochelaga-Maisonneuve, est prêt, depuis plusieurs mois, à donner un second souffle au refuge.

Le projet devait, en fait, renaître de ses cendres ce mois-ci. C’est que le CAP avait, en 2014, mis en place ce refuge, sous forme de projet-pilote. Cependant, les subventions gouvernementales ont été coupées après un an.

Incapable de subvenir de façon autonome aux besoins du refuge, l’organisme responsable avait dû se résigner à mettre la clé sous la porte.

Un financement qui se fait attendre
Avec l’arrivée de l’hiver, les responsables du CAP Saint-Barnabé attendent impatiemment le moment de la signature de l’octroi des subventions.

«Il commence à faire froid, ce serait bien qu’on puisse offrir notre service le plus rapidement possible, a mentionné M. Atangana. C’est l’hiver que ce genre de ressources devient indispensable.»

Les subventions en question doivent être attribuées dans le cadre du programme de Stratégie des partenariats de lutte contre l’itinérance.

Il n’a pas été possible de savoir à quel montant pourrait être fixé la subvention gouvernementale, étant donné que le tout n’a pas encore été officialisé.

Cependant, le CAP estime qu’environ 135 000$ seront nécessaires annuellement pour garder le refuge en vie.

Pression de la députée
Lors d’un entretien avec TC Media, la députée fédérale de Hochelaga, Marjolaine Boutin-Sweet a fait valoir qu’elle mettrait de la pression à Ottawa, si la date d’ouverture devait être repoussée une autre fois.

«On a besoin que ça débloque, c’est une ressource en or pour le quartier. D’ici décembre, ça devrait être réglé. S’il y a du retard, vous pouvez être certain que j’interviendrai pour faire avancer les choses», a-t-elle assuré.

Rappelons que lors de la réouverture du refuge, quatre intervenants seront embauchés par le CAP, 16 lits seront disponibles et des salles de bain seront mises à la disposition des utilisateurs du service.

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