Collaboration spéciale L'Anticafé a été vandalisé cette fin de semaine.

Une personne cagoulée a été l’auteur d’un bris de vitre contre le commerce L’Anticafé, alors que le quartier connait une série d’incivilités depuis l’été dernier.

Les faits, qui se sont déroulés dimanche matin vers 5h30, ont désarçonné le propriétaire des lieux, David Chevrier. «C’est malheureux, car on a dû faire appel à un vitrier en urgence à grand frais.» 1200$ ont été déboursés pour le remplacement de la vitrine, qui arborait le message «et si vous décidiez d’être heureux maintenant!». Cela correspond, selon lui, à quatre mois de profit.

Ce méfait survient alors que le quartier est en proie à une vague d’incivilité. David Cherrier doute toutefois que le geste dont il a été victime soit en lien avec le mouvement anti-embourgeoisement. «Tant qu’on n’aura pas identifier la personne, on ne pourra pas être sûr de ses intentions. Mais hônnetement, mon cerveau me dit non, mon cœur me dit non.»

L’Anticafé est inspiré d’un concept russe où les clients paient en fonction du temps qu’ils passent dans les locaux plutôt qu’à la consommation qui sont dans ce cas, à volonté. «Notre modèle est à l’antipode du système capitaliste de surconsommation.»

Sur les réseaux sociaux, certains ont lancé un appel à la solidarité, dont le maire d’arrondissement, Réal Ménard. David Chevrier préfère, quant à lui, compter lancer une levée de fonds en échange d’heures à son commerce. «On ne veut pas donner l’impression qu’on sollicite des dons contre rien.»

Une enquête est en cours auprès des Services de police de la Ville de Montréal, qui n’a pas voulu donner plus de précisions.

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