Le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) a décidé de ne pas déposer d’accusations contre les policiers qui ont abattu André Benjamin le 25 avril 2016, dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve.

Les policiers avaient été appelés vers 8h ce matin-là, car M. Benjamin tenait des propos suicidaires et était armé d’un couteau. Il était possiblement intoxiqué par l’alcool et prenait des médicaments pour traiter un trouble de santé mentale.

André Benjamin ouvre la porte de son domicile aux forces de l’ordre, mais refuse de lâcher le couteau de cuisine qu’il tient dans ses mains, s’avançant plutôt vers les policiers qui se trouvent dans le corridor de l’immeuble. C’est à ce moment qu’un agent a fait feu, touchant l’homme avec deux projectiles. Un autre agent utilise au même moment une arme à impulsion électrique (taser). Le décès de M. Benjamin a été constaté à l’hôpital.

Selon le DPCP, «les policiers croyaient qu’ils avaient des motifs raisonnables d’estimer que la force appliquée contre l’homme était nécessaire pour les protéger contre la mort ou des lésions corporelles graves». Ceci évoque donc l’application de l’article 25 du Code criminel, qui «accorde une protection à l’agent de la paix qui emploie la force dans le cadre de l’application ou l’exécution de la loi pourvu qu’il agisse sur la foi de motifs raisonnables».

Entre autres, le DPCP évoque la configuration exiguë des lieux, la proximité du suspect avec les agents et le fait que celui-ci était «à environ 5 pieds des policiers et fai[sai]t des gestes dans le vide dans leur direction avec le couteau».

Finalement, le DPCP rappelle que le fait qu’aucune accusation criminelle ne soit déposée ne prouve pas qu’il n’y a pas de faute déontologique, car son mandat est d’évaluer si «un acte criminel a été commis».

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