Arnaud Stopa TC Media Le terrain en friche a été nettoyé pour faire place à une initiative citoyenne de parc.

Le terrain vague situé derrière l’épicerie Métro de la place Simon-Valois fera l’objet d’une transformation en parc citoyen et autogéré.

La mairie a décidé de confier à l’organisme Lande la mise en valeur d’un terrain qui lui appartient et qui suscite peu d’intérêt en raison de son enclavement. «Il y a une réelle volonté des citoyens de créer un espace de rencontre. Des habitants qui vivent là depuis cinq ou dix ans ont pu rencontrer pour la première fois leurs voisins», a soutenu Mikael St-Pierre, urbaniste et fondateur de Lande.

L’an passé, l’organisme dont la mission est de mettre en valeur de manière temporaire des terrains vacants au bénéfice des citoyens a jeté son dévolu sur ce lopin de terre, vide depuis plus de 40 ans. Après l’affichage d’une pancarte, une dizaine de citoyens se sont rencontrés pour mettre la main à la pâte. L’Arpent vert venait de naître. «Je voulais changer le paysage en arrière de chez moi. Le terrain était un dépotoir», a indiqué Simon Maltais, citoyen de la rue Bourbonnière.

Un nettoyage a été effectué dans la foulée et la mairie a proposé de mettre à disposition pour trois ans le terrain à Lande et les citoyens. «La mairie a été d’abord curieuse de notre projet, puis l’a trouvé logique car cela allait être bénéfique, notamment avec la place Valois à côté», s’est-il remémoré.

«Cette année, nous allons contribuer à hauteur de 5000$ et mettre à disposition des citoyens des moyens technique grâce à une collaboration avec les Travaux publics. Cela va complètement changer de dynamique dans la ruelle», s’est félicité Éric Alan Caldwell, conseiller d’Hochelaga.

Avec cet argent, les citoyens vont pouvoir créer des sentiers et fleurir l’espace.

Un coin barbecue pourrait être organisé. «L’objectif est d’aménager une place centrale en paille avec des bancs pour qu’on puisse discuter entre voisins», a expliqué Simon Maltais.

Dans l’air du temps
Le projet de l’Arpent vert trouve ses racines dans le mouvement des «occupations éphémères» qui consiste à ce que des citoyens prennent possession de terrains délaissés et les mettre en valeur. À Montréal, le Village éphémère, au Pied-du-Courant, est l’exemple le plus populaire.
«Il y a 25 kilomètres carrés de terrains vacants à Montréal, qui pourrait répondre à des besoins ponctuels, même circonscrits dans le temps», a souligné Mikael St-Pierre.

À terme, le terrain devrait être vendu pour un développement ultérieur. Mais sa situation géographique ne conviendrait qu’à un agrandissement du stationnement de l’épicerie, croit Mikael St-Pierre, qui rappelle aux citoyens la caractère temporaire de l’Arpent vert.

«C’est sûr qu’il devra céder sa place un jour, peut-être qu’on pourrait l’emmener vers autre chose et pérenniser l’idée d’avoir un espace vert» a estimé pour sa part Éric Alan Caldwell.


Conscience urbaine

Dans le cadre du 375e anniversaire de Montréal, une autre occupation éphémère se tiendra dans l’arrondissement de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve. Conscience urbaine proposera d’inviter jusqu’en décembre, un artiste ou collectif artistique à investir un terrain vacant pour un total de quatre résidences artistiques sur les terrains ciblés qui aura pour mandat de l’animer pendant deux mois.

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