Nicolas Ledain / TC Media Maude Lamarche organise cette soirée où tout a été pensé dans une optique zéro déchet et de consommation locale.

Le groupe «Les 150 derniers humains» organise une fête d’Halloween post-apocalyptique pour promouvoir l’écoresponsabilité. Autant dans la conception que dans la consommation et l’animation, tout est réfléchi pour préserver l’environnement.

«L’Halloween est une fête où on gaspille vraiment et on veut démontrer que c’est possible de faire une soirée en gaspillant le moins possible», explique Maude Lamarche, coordonnatrice et instigatrice du projet.

Ainsi, le 13 octobre prochain, c’est dans une démarche écoresponsable que les fêtards costumés sont attendus dans un bunker de survivants aménagés au sous-sol du Bain Mathieu, aux portes d’Hochelaga sur la rue Ontario.

Lors de cette soirée intitulée «Les 150 derniers humains», le thème a été pensé pour réfléchir sur nos modes de consommation.

«On sera dans un univers post-apocalyptique et quand ça va péter, l’homme va devoir se montrer résilient. Il y a plein de solutions possibles pour éviter que cela arrive, alors pourquoi on ne le fait pas? On peut s’amuser, tout en pensant à ces questions», estime la coordonnatrice.

Autant dans les partenariats, que dans l’approvisionnement, dans l’organisation et dans la gestion des surplus et des déchets par compost, les organisateurs ont abordé tous les aspects pour être le plus écoresponsable possible et promouvoir la consommation locale. L’animation et le maquillage seront assurés par des gens du secteur.

«On souhaite réduire l’impact négatif environnemental et social d’un événement. […] On fête même l’Halloween en avance pour que les gens puissent réutiliser leur costume», fait remarquer Maude Lamarche.

Ils bénéficient notamment du soutien de la Pépinière qui prête des équipements du village Au pied du courant et des Jardineries et d’Annie Lord Artiste florale qui fournit des plantes pour la décoration. La soirée est aussi appuyée par le Mouvement des artisans du changement, un OBNL qui fait la promotion de la transition humaine et écologique.

Des billets par le sociofinancement
Autre originalité, pour venir à cette soirée, les personnes intéressées ne doivent pas acheter un billet, mais soutenir la démarche sur la plateforme de sociofinancement Ulule. En fonction de la somme qu’ils souhaitent dépenser, les participants bénéficieront de certaines activités.

Comme il s’agit du premier événement des organisateurs, cette méthode permet aussi de tester la popularité de cette thématique pour proposer ensuite d’autres soirées similaires.

«Notre but serait de fêter toutes les fêtes commerciales non religieuses de manière beaucoup plus écoresponsable», confie Maude Lamarche.

Pour ceux qui ne sont pas entièrement engagés à titre personnel dans le zéro déchet ou la consommation responsable, les organisateurs assurent que cette soirée est ouverte à tous pour expérimenter cette démarche.

«On vise les gens qui aiment l’Halloween et le post-apocalyptique et qui sont curieux. Nous ne sommes pas exigeants, personne ne va te pointer du doigt. C’est simplement en se posant des questions qu’on avance», conclut Maude Lamarche.

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