Gracieuseté Carole Poirier va porter plus de 8000 signatures à l’Assemblée nationale pour soutenir sa demande.

La députée d’Hochelaga-Maisonneuve va déposer une pétition le 17 octobre à l’Assemblée nationale pour réclamer une mesure d’urgence pour le quartier. Elle invite la population à se mobiliser pour donner plus de poids à cette démarche.

L’élue péquiste demande à un maximum de personnes de la rejoindre le 16 octobre sur la place Simon-Valois à 17h30 lors de ce grand rassemblement pour l’accessibilité aux soins de santé.

Avec les départs en retraite de plusieurs médecins du quartier, il ne restera que quatre professionnels en exercice à la fin de cette année alors que seules trois cliniques prennent des patients sans rendez-vous.

Selon Carole Poirier, puisqu’ils sont pour la plupart en temps partiel, cela équivaut à deux médecins sans rendez-vous pour plus de 50 000 habitants.

«C’est une situation impossible. On ne peut pas combler les besoins du quartier. On nous a promis toutes sortes de choses qui ne viennent pas donc il faut une action du gouvernement», réclame la députée d’Hochelaga-Maisonneuve.

La pétition portée par l’élue depuis quelques mois regroupe plus de 8000 signatures. Elle sera déposée à l’Assemblée nationale dès le 17 octobre.

«Il faut une mobilisation d’ampleur pour que le gouvernement puisse entendre cette demande citoyenne et qu’ils voient que c’est un mouvement populaire», ajoute Mme Poirier.

Sur l’est de Montréal, on dénombre 46 départs à la retraite pour cette année. Pour compenser, le ministère de la Santé a accordé dix nouveaux médecins de famille au réseau local de services de santé et de services sociaux.

Seulement, la plupart de ces professionnels choisissent de s’installer dans Rosemont ou Mercier, plutôt que dans Hochelaga. La réputation de précarité de la population, l’épuisement des acteurs de la santé ou encore le manque de cliniques structurées sont autant de raisons qui poussent les nouveaux médecins à se tourner vers les quartiers voisins.

Les patients d’Hochelaga sont donc obligés de sortir de l’arrondissement et s’orientent vers les cliniques Angus dans Rosemont ou vers le CSSS Jeanne Mance au coin de Sherbrooke et de Lorimier.

Carole Poirier réclame la création d’un groupe de médecine de famille dans le secteur afin de répondre à cette urgence.

«Ça prend une clinique avec tous les services du type de la clinique Angus pour répondre au problème», indique la députée provinciale.

Selon les répartitions dans des secteurs de densité similaire, un bassin de population comme celui d’Hochelaga-Maisonneuve aurait besoin de 25 à 30 médecins pour assurer une couverture optimale.

Le CIUSSS de l’Est-de-l’Île assure être au courant de cette problématique. L’instance dit avoir fait les demandes pour l’ajout de médecins sur le territoire et a rencontré des professionnels en vue d’ouvrir une nouvelle clinique.

«Nous poursuivons nos efforts en ce sens, nous connaissons bien les besoins de cette population et ces besoins sont réels et importants pour leur assurer une accessibilité aux médecins de famille», indique Florence Meney, responsable de relations avec les médias pour le CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal.

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