Nicolas Ledain / TC Media La murale “urbanité verdoyante” habille le mur qui longe le jardin communautaire Hochelaga.

Sur 188 pieds de long, une murale s’étend désormais sur le mur arrière de l’épicerie qui donne sur le jardin communautaire Hochelaga. Cette œuvre rend hommage au quartier qui l’entoure.

Plusieurs éléments distinctifs, comme le château d’eau des lofts Moreau, ornent cet ancien mur blanc et terne à l’arrière du bâtiment du 3450 de la rue Ontario Est. De droite à gauche, cette murale a été pensée comme une histoire entre ville et végétation et porte un nom symbolique : «urbanité verdoyante».

«On passe d’une “vibe” urbaine vers des éléments du quartier et du jardin communautaire. Je voulais qu’on sente les rues et l’architecture locale. J’ai aussi voulu préserver mon côté artistique et ça a été bien reçu», se félicite Zek One, l’artiste qui a réalisé cette murale.

Cette œuvre était aussi un défi pour ce dernier plus habitué au travail en hauteur qu’à celui en longueur. En cumulé, il aura fallu trois semaines et plus de 300 heures pour la réaliser.

Ce projet a été porté par la Table de quartier d’Hochelaga-Maisonneuve (LTQHM) via le programme de revitalisation urbaine intégrée (RUI).

À la suite de consultation citoyenne, l’art urbain a été identifié comme une solution pour dynamiser le quartier autour du Lien vert, un chemin urbain qui s’étend entre les parcs Sarah-Maxwell et Hochelaga que l’organisme a réaménagé en 2017. Dans ce cadre, deux autres murales ont déjà été réalisées au coin des rues Joliette et Sainte-Catherine et sur le mur du CPE Casse-Noisette. Celle du jardin communautaire Hochelaga est la troisième et une quatrième sera bientôt finalisée au coin des rues Dézéry et Lafontaine.

«Le Lien vert va ressembler à un parcours de murales. Dans l’approche, il y a eu beaucoup de travail avec les citoyens et les gens du jardin et on a formé un comité aviseur qui a identifié le thème. L’artiste s’est inspiré de tout cela pour la réalisation», précise Jérémy Hamel, chargé de projet pour la RUI.

La partie artistique a été confiée à la compagnie de production spécialisée en peinture murale A’Shop qui a monté tout le projet en partenariat avec LTQHM.

«On aurait pu peindre ce qu’on voulait, mais ce n’était pas le but. L’œuvre devait répondre à des critères et plaire aux citoyens. Tout le monde a été super créatif et on a rapidement trouvé un terrain d’entente esthétique et pratique», raconte Céline Abadie, directrice des ventes et partenariats pour A’Shop.

La réalisation de cette murale a coûté plus de 48 000 $, dont près de 26 000 $ financés par la Ville de Montréal, 20 000 $ par la RUI et 2 500 $ offerts par l’usine Lallemand.

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