Nicolas Ledain / TC Media Kim Crofts et Jacinthe Racine récoltent des fonds pour un projet théâtral novateur basé sur la lumière.

Les fondatrices de la compagnie L’Interrupteur vendent des cactus et plantes grasses dans Hochelaga et Villeray afin de récolter des fonds pour développer un spectacle novateur de «dramaturgie de la lumière».

Plutôt que de passer par une campagne de sociofinancement classique, Jacinthe Racine, Kim Crofts et Mélanie Primeau ont eu l’idée de confectionner des pots issus d’objets du quotidien et de les garnir de plantes tropicales.

«Dans le domaine artistique, on donne tous de l’argent pour les projets des autres et on ne peut pas financer tous nos amis. On voulait donc faire quelque chose d’original, accessible à tous et que les gens vont pouvoir garder», raconte Jacinthe Racine.

Ainsi, une tasse du Trump Taj Mahal d’Atlantic City, une carafe du château Frontenac, un pot à café du Venezuela ou encore un simple bocal à poissons sont devenus des pots de fleurs grâce à l’imagination des trois cofondatrices de la compagnie L’Interrupteur. Elles chinent des contenants insolites et achètent les cactus et plantes grasses en gros pour revendre leurs réalisations entre 13$ et 15$. Afin de financer une semaine de création, les trois jeunes femmes espèrent récolter 4500$. Cette somme va aussi permettre de présenter un spectacle de «dramaturgie de la lumière».

«On va faire de la recherche. Au théâtre, il y a les acteurs, le texte, les costumes et l’éclairage. Nous, nous voulons partir de l’éclairage pour créer une histoire», précise Kim Crofts.

En 2016, lors du festival Ouf!, ce concept novateur leur avait permis de remporter une résidence d’une semaine à la maison de la culture du Plateau–Mont-Royal. C’est donc là qu’elles vont retravailler ce spectacle nommé «Le cabaret des perspectives» qui sera présenté le 12 janvier 2018.

Développer un concept
Puisqu’il s’agit d’un de leurs premiers projets d’envergure, Jacinthe, Kim et Mélanie sont mentorées par Olivier Ducas, de la compagnie Théâtre de la Pire Espèce dans ce travail.

«On a eu de bons retours, mais on a besoin d’aide pour préciser ce qu’on veut faire et ce qu’on souhaite développer. […] C’est expérimental, mais on veut que ce soit accessible», indique Kim Crofts.

Là encore, ces trois artistes font le tour des ventes-débarras et des magasins de récupération pour trouver toutes sortes de sources de lumière à travailler. L’Interrupteur espère attirer les regards à l’occasion de cette performance afin de développer encore plus ce concept.

«On veut avoir un style, développer quelque chose qui va nous distinguer et faire l’unicité de notre compagnie. Tout est ouvert, on ne sait pas encore si on va faire des spectacles, des installations ou des partenariats, mais puisqu’on vient du théâtre, on aimerait faire des “shows”», confie Jacinthe Racine.

Pour soutenir ce projet, les photos des plantes en vente sont disponibles sur la page Facebook de L’Interrupteur.

Jacinthe, résidente de Villeray, et Kim, résidente d’Hochelaga, proposent de les récupérer dans ces quartiers. Un brunch avec lecture de poésies et vente de plantes sera aussi organisé le dimanche 5 novembre dès 9h au café Reine Garçon pour lever des fonds.

Aussi dans Actualités :

Nous utilisons maintenant la plateforme de commentaires Facebook Comments sur notre site web. Grâce à celle-ci, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!