Courtoisie Le rassemblement a eu lieu le 28 mai dernier devant le CLSC.

Récemment avait lieu un huitième rassemblement afin d’implorer le ministre de la Santé, Gaëtan Barrette, de faire quelque chose afin d’inciter les nouveaux médecins à s’installer dans Hochelaga-Maisonneuve.

Mensuellement, Carole Poirier, la députée de Hochelaga-Maisonneuve, invite les habitants du quartier à se mobiliser afin de se faire entendre. Chaque fois, des dizaines de personnes s’y réunissent, et celui de cette semaine n’a pas fait exception.

« On a un noyau dur très présent, mais cette fois, on était devant le CLSC et ça tombait à l’heure où les gens sortaient du travail, alors il y a beaucoup de gens qui s’arrêtaient », explique la députée.

Aucun changement
Chaque semaine, Carole Poirier remet plus d’une centaine de cartons signés par des gens du quartier au ministre Barrette, mais malgré cette insistance, le gouvernement ne bouge pas.

Elle estime que non seulement le ministre n’agit pas, mais qu’il y a une négation du véritable problème, expliquant que monsieur Barrette aurait le pouvoir de créer une zone spéciale et faire en sorte que les médecins s’installent dans Hochelaga, où il y a présentement un besoin criant.

Le seul espoir qu’a Carole Poirier, ce sont les médecins français. « Il y a eu une entente qui a été faite avec la France et ils espèrent, et on dit bien  »espèrent » en envoyer un, alors on est toujours dans l’espoir ».

Toutefois, la députée ne baisse pas les bras et soutient que ces mobilisations mensuelles portent fruit. « Depuis le début des rassemblements, en octobre, il y a un médecin de Rimouski qui est venu s’installer à Montréal lorsqu’il a vu notre campagne. Il travaille maintenant au CLSC de l’arrondissement », mentionne-t-elle.

Plusieurs facteurs
Cette pénurie de médecins dans Hochelaga s’explique par plusieurs facteurs. D’une part, les jeunes médecins sont peu attirés par le quartier, plus enclins à se rendre dans des secteurs où les installations sont plus récentes.

Ensuite, la baisse drastique des dernières années s’explique aussi par le fait que Montréal est l’endroit où il y a le plus grand nombre de départ à la retraite.

La concentration de départ est très haute dans l’Est, ce qui fait que près de la moitié de la population n’a pas accès à un médecin de famille, « le taux le plus bas au Québec », déplore madame Poirier.

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