(Photo: archives) Carole Poirier, députée de Hochelaga-Maisonneuve et première vice-présidente de l'Assemblée nationale.
Depuis la rentrée parlementaire à Québec, la députée de Hochelaga-Maisonneuve, Carole Poirier, occupe le poste de première vice-présidente de l’Assemblée nationale. Une fonction méconnue, qu’elle a accepté de démystifier.

Le travail de la présidence est au cœur de l’activité parlementaire. Elle inclut l’administration de l’Assemblée nationale et incarne l’exercice de la démocratie dans cette institution.

Le rôle du président est déterminant dans le bon fonctionnement des travaux. C’est à lui que revient la tâche de gérer les débats et les temps de parole de chaque député.

Le président anime la période des questions, alors que les vice-présidents se partagent les autres séances de travail quotidiennes.

Tous les matins où les députés siègent, l’équipe de la présidence reçoit un dossier de l’ordre du jour, afin de bien préparer le déroulement des activités. L’horaire est minuté au quart de tour, mais il survient sans cesse des événements ou ajustements de dernière minute. Un député qui renonce à son droit de parole, un autre qui souhaite intervenir, un collègue qui coupe court à son allocution, le retard ou encore l’absence d’un député, les raisons sont diverses. Le président ou les vice-présidents en poste doivent alors conjuguer avec les imprévus.

Le président et les vices-présidents sont aussi appelés à représenter l’Assemblée nationale, en tant qu’institution, lors de conférences ou de rencontres internationales.

« Prochainement, je m’envolerai pour l’Espagne pour un séjour de trois jours. Une journée pour m’y rendre, une autre pour revenir, ce ne sera pas de tout repos, mais il est important de participer à de telles invitations en tant qu’institution », souligne Mme Poirier.

Lors de voyages sur la scène internationale, le président ou les vice-présidents représentent l’institution et non pas une formation politique ou une idéologie. Même chose dans l’enceinte de l’Assemblée nationale, qu’ils soient ou non sur le siège de l’Assemblée nationale. Ils doivent faire abstraction de toute partisanerie, ce qui peut donner lieu à des situations particulières.

Par exemple, lors du discours sur le budget. Comme c’est le cas à la fin de certaines allocutions, tous les députés du Parti québécois ont chaudement applaudi leur collègue et ministre des Finances Nicolas Marceau.

Presque tous, car Mme Poirier a dû s’abstenir. Elle est demeurée stoïque. Non pas parce qu’elle n’est pas fière du budget annoncé, mais bien en raison de son nouveau rôle (première vice-présidente de l’Assemblée nationale).

« C’est parfois difficile de contenir ses émotions, avoue la principale intéressée. Il faut toutefois y arriver, puisque cela fait partie de mon travail de vice-présidente et de mon devoir de réserve.

« Dans le cas contraire, comment pourrait-on prétendre être équitable dans les temps de parole, si à la moindre occasion nous exprimons un parti pris? »

Malgré tout, elle adore son nouveau rôle et entend bien remplir son mandat avec impartialité et dévouement.

Aussi dans Actualités :

Nous utilisons maintenant la plateforme de commentaires Facebook Comments sur notre site web. Grâce à celle-ci, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!