L’année dernière se tenait le premier marathon intérieur à Montréal. L’évènement a créé un tel engouement que deux villes ont été ajoutées cette année par le directeur de course, Steve Moisan.

Une  première course a eu lieu le 15 décembre dernier à Sherbrooke et une autre à Ottawa, le 20 janvier. Montréal vivra sa deuxième édition le 27 janvier, au Centre Pierre-Charbonneau. 

Ce phénomène prend de plus en plus d’expansion durant la saison froide. Avec la popularité du marathon de Montréal qui ne cesse de croître depuis cinq ans, c’est sous une température de 15 à 20 dégrées Celsius, que les marathoniens amateurs peuvent s’exercer.  

Sylvie Boisvert, une coureuse aguerrie, qui compte pas moins de 37 années d’expérience  y voit plusieurs avantages. « Le vent, le froid d’hiver ou la chaleur de l’été ne s’y trouvent pas pour déranger les coureurs », explique-t-elle.  

Elle apprécie également l’intimité que ce type de course produit. « C’est bien, car les proches des coureurs, venus pour les supporter, sont près tout au long de la course pour les encourager. Dans les marathons extérieurs, on ne voit ses supporteurs qu’une fois au début ou à la fin du marathon ».

Mathieu Gagnon, qui a participé à la course à Sherbrooke, en décembre dernier, abondait dans le même sens. «D’habitude ma conjointe ne peut pas suivre toute ma course, mais là elle pouvait suivre ma progression tout au long de mon demi-marathon et être là pour m’encourager. C’était motivant ».

«C’est donc très intéressant pour les nouveaux coureurs.  C’est une bonne manière de casser la barrière, on voit d’ailleurs beaucoup de gens qui commencent lors de ces marathons intérieurs », indique Sylvie Boisvert, qui détient la troisième meilleure marque de l’histoire chez les femmes canadiennes au marathon intérieur.

Il y a également quelques désavantages à courir sous un toit. « On a aussi la sensation d’aller plus vite, mais en fait c’est le contraire, en tout cas pour moi. Mes temps à l’intérieur sont toujours moins bons qu’à l’extérieur. Je ne peux pas expliquer quel est ce phénomène, mais pour moi, c’est comme ça », avoue la marathonienne. 

«Dans mon cas, le temps a été très semblable à mon temps extérieur, mais physiquement, j’ai trouvé ça un peu plus difficile. Je me suis fait une ampoule à force de tourner en rond, ce qui m’arrive très rarement.  Une chance que l’on change de direction à chaque 30 minutes, car cela aide pour la douleur. L’animation, la musique et les encouragements aident aussi. Courir à l’intérieur, c’est beaucoup moins ennuyant que je pensais», renchérit le coureur de 33 ans.

Une puce électronique sur chaque chaussure, les coureurs peuvent suivre leurs tours sur l’un des deux écrans géants. Au bout de 222 tours de piste, le marathon de 42 km est complété et 111 tours de piste sont nécessaires pour les coureurs du demi-marathon.  Une course de 10 km est également offerte aux débutants. 

Pour chaque inscription, un montant est remis à la Société de leucémie et de lymphome du Canada. 

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