(Photo: pacophoto.ca) Carole Poirier, députée de Hochelaga-Maisonneuve, Andrew Molson, de la célèbre famille Molson, et Laurent Blanchard, conseiller du district de Hochelaga, posent devant la maquette du « Lady Sherbrooke », le plus gros bateau à vapeur à naviguer sur le Saint-Laurent de 1817 à 1826.
Quatrième bateau à vapeur lancé par John Molson en 1817, le « Lady Sherbrooke » était à la fine pointe de la technologie alors que sa machine était la plus puissante et la plus performante de l’époque. Jusqu’au 31 mars, les visiteurs du Château Dufresne pourront se familiariser avec ce bijou de la navigation.

La navigation à vapeur représentait une véritable révolution. Le « Lady Sherbrooke » assurait le transport de marchandises et de personnes entre Québec et Montréal. Un périple de 16 heures sur le fleuve Saint-Laurent, incluant les escales de ravitaillement. Plus de 800 personnes pouvaient prendre place à bord.

Il en coûtait alors cinq livres sterling pour voyager dans l’une des cabines de première classe. Seuls les aristocrates de l’époque pouvaient défrayer les coûts d’un tel voyage.

Le « Lady Sherbrooke » était le vaisseau amiral de la flotte du célèbre fondateur de la brasserie Molson. Il était également le plus gros bateau à naviguer sur le Saint-Laurent.

Le navire est en service jusqu’en 1826. Il disparaît du paysage fluvial vers 1840. Le mystère entourant « sa disparition » demeure entier.

L’épave a été retrouvée en 1963, aux îles de Boucherville. Lorsque l’eau est basse, comme durant la sécheresse de cet été, il est possible d’apercevoir une partie du bateau. Mais ce n’est qu’en 1982 que le Comité d’histoire et d’archéologie subaquatique du Québec, sous la direction de Jean Bélisle et André Lépine, chercheurs en archéologie maritime, oriente ses recherches sur le début de la navigation à vapeur au Canada.

Les fouilles débutent en 1983 pour se terminer en 1993. Plus de 6000 heures de plongée ont été effectuées dans les eaux noires du fleuve. Le « Lady Sherbrooke » est devenu un banc d’essai pour l’archéologie navale industrielle mondiale.

Différentes pièces du navire ont été retrouvées, notamment de la vaisselle et de petits objets. Les plongées ont permis de reproduire la coque et ses composantes. Une maquette que peuvent admirer les visiteurs.

« C’est un travail de recherche de près de 30 ans qui a mené à cette exposition. Nous sommes ravis de pouvoir la présenter aux gens et faire découvrir un grand pan de l’histoire de cette époque », de souligner M. Bélisle, codirecteur du projet et commissaire de l’exposition.

« Enquête sur le Lady Sherbrooke, joyau de la flotte de John Molson » est présentée jusqu’au 31 mars, au Château Dufresne, situé au 2929, avenue Jeanne-d’Arc, à quelques pas du métro Pie-IX.

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