(Photo: Patrick Deschamps) Malgré le décès de sa femme, Gondiel Ka tente de garder le moral. Il se bat pour que ce que sa femme a vécu ne se reproduise pas.
Deux infirmières de l’hôpital Maisonneuve-Rosemont (HMR) ont écopé de radiations temporaires à la suite du décès de Christine Sasseville. Cette dernière est morte après avoir accouché de son troisième enfant, le 14 août 2008.

Les deux dames ont reconnu avoir fait preuve de négligence dans les soins prodigués à la patiente. Le conseil de discipline de l’Ordre des infirmières et des infirmiers du Québec a accueilli leur plaidoyer de culpabilité. Il leur a donc imposé des sanctions de deux et de quatre semaines de radiation.

Le rapport d’incident rédigé par la gestionnaire des risques le 17 octobre 2008 indique que le décès de Mme Sasseville est dû à une erreur de traitement, plus précisément à l’omission de l’équipe d’appliquer le protocole pré-éclampsie.

Selon l’extrait du rapport d’expertise de Nicole Brière, infirmière-clinicienne, daté du 14 octobre 2010, l’autopsie pratiquée permet d’établir que la mort est liée à une hémorragie cérébrale vraisemblablement d’origine hypertensive.

Pour le mari de Mme Sasseville, Gondiel Ka, la décision du conseil de discipline n’est pas assez sévère. Il aurait préféré des radiations minimales d’au moins deux mois.

« Deux et quatre semaines, ce n’est pas assez. Ce sont des sanctions ridicules. Ça lance un bien drôle de message aux gens. »

Trois autres infirmières sont impliquées dans le dossier. Elles feront l’objet d’une audience devant le comité de discipline au mois de septembre.

Une plainte a aussi été déposée devant le Collège des médecins et une poursuite en dommages et intérêts a été intentée contre l’hôpital.

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