En 2014, seulement huit locaux étaient vacants sur les 173 commerces de la rue Ontario sous la gestion des Promenades Hochelaga-Maisonneuve.

Les artères commerciales de Hochelaga-Maisonneuve continuent de tirer leur épingle du jeu. Après une disette de quelques années, les rues Ontario et Sainte-Catherine sont de plus en plus convoitées par les jeunes entrepreneurs.

Il y a de moins en moins de locaux vacants sur les deux portions couvertes par la société de développement commercial Promenades Hochelaga-Maisonneuve, soit huit sur la rue Ontario et 26 sur la rue Sainte-Catherine.

«Il y a quelques années, le taux de locaux vacants de la rue Sainte-Catherine était de 25%. Aujourd’hui, nous sommes à moins de 16%. Nous sommes sur une lancée et à l’écoute des besoins des citoyens», indique le directeur général des Promenades Hochelaga-Maisonneuve, Donald Guy.

En effet, les locaux ne restent pas aussi longtemps vacants que par le passé, souligne M. Guy. «Dans la plupart des cas, lorsqu’un local se libère, il est à nouveau loué quelques semaines plus tard. Je pense, entre autres, au bistro Ste-Cath, qui s’est établi dans les anciens espaces du bistro In Vivo, sur la rue Sainte-Catherine», fait-il valoir.

Nouveau visage
La rue Sainte-Catherine a changé de visage en devenant un endroit primé pour les entrepreneurs qui démarrent leur entreprise, ainsi que pour les boutiques-ateliers où l’on confectionne le produit sur place, comme Electrik Kidz.

«Sur nos 300 commerces, nous avons eu 34 démarrages d’entreprise en 2014. C’est signe qu’on peut se lancer en affaire dans le quartier», laisse savoir le directeur général.

Le faible coût des locaux est un élément convaincant pour les jeunes gens d’affaires qui souhaitent démarrer leur entreprise. Le prix médian d’un local sur la rue Sainte-Catherine est de 10$ le pied carré contre 20$ sur la rue Ontario. Sur l’avenue du Mont-Royal, les prix oscillent de 27$ à 35$ le pied carré.

«Louer un local sous les 1000$, c’est d’une rareté à Montréal. Ainsi, les entrepreneurs peuvent essayer des choses et avoir du succès, notamment avec les ateliers-boutiques et la vente en ligne», mentionne M. Guy.

Même si les coûts sont avantageux, les entrepreneurs doivent avoir les reins solides pour se lancer en affaire, peu importe le quartier de la métropole.

«Au Québec, environ un commerce sur cinq est toujours en activité après cinq ans. C’est la même chose pour Hochelaga-Maisonneuve. Il faut travailler fort et être novateur pour survivre dans ce milieu encore fragile», note M. Guy.

Aussi dans Actualités :

Nous utilisons maintenant la plateforme de commentaires Facebook Comments sur notre site web. Grâce à celle-ci, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!