Archives TC Media Le Carrefour jeunesse-emploi Hochelaga-Maisonneuve a redirigé une trentaine de personnes vers d'autres organismes, depuis la mise en place de sa nouvelle mission, imposée par le gouvernement libéral.

Malgré des efforts d’adaptation dans son offre de services, le Carrefour jeunesse-emploi Hochelaga-Maisonneuve (CJEHM) a été contraint de refuser de prendre en charge plusieurs personnes qui ne correspondent plus aux critères imposés par la réforme du gouvernement libéral.

«En un mois, nous avons redirigé une trentaine de personnes vers d’autres services ou organismes du quartier. Plusieurs ont aussi refusé de s’inscrire à nos programmes, car ils ne leur convenaient plus», déplore la directrice générale du CJEHM, Anne St-Pierre.

Les adolescents, les travailleurs à temps partiel et les étudiants à temps plein sont quelques-uns des visiteurs ne pouvant plus profiter des services du CJE. Selon la directrice, au cours de la même période, il y a autant de monde inscrit au carrefour que de gens disqualifiés.

«C’est très préoccupant, autant pour notre clientèle que pour le personnel. Nous ne voulons pas perdre le contact avec la population. Nous souhaitons demeurer un lieu de référence pour tous», soutient la directrice.

Nouveaux outils
Afin de rester à l’écoute des Hochelagais, le CJEHM a incorporé un espace libre-service et a ajouté des périodes d’accueil, pour tous, en avant-midi.

«C’est difficile, car personne ne fait ce que nous faisions dans le quartier. Nous restons à l’écoute. Nous tentons d’offrir le plus d’opportunités et de services possibles», souligne-t-elle.

Avec une mission axée sur le retour au travail, l’organisme bénéficie désormais d’un démarcheur à l’emploi, qui propose aux membres des employeurs à la recherche de personnel.

«Nous ne sommes pas une agence de placement, mais il a l’œil ouvert sur des possibilités d’emploi, comme Vélopousse ou le parc Exalto, par exemple. Il garde contact avec le marché de l’emploi pour proposer des ouvertures possibles et outiller notre clientèle», explique Mme St-Pierre.

En plus du démarcheur, l’organisme souhaite aussi aider ses membres à intégrer le marché du travail en leur donnant des outils pour se scolariser.

«De plus en plus d’employeurs ont comme critère d’embauche un diplôme d’études secondaires, ce qui n’est pas le cas de tous les Hochelagais. Nous voulons donner les moyens à la population d’obtenir un diplôme», déclare Mme St-Pierre.

Selon les exigences d’Emploi-Québec, le CJEHM doit atteindre 650 personnes en 2015. Au cours des dernières années, l’organisme rejoignait en moyenne, 1000 citoyens annuellement.

«À la fin de l’année, nous devons avoir placé 60% de notre clientèle sur le marché du travail ou sur les bancs d’école, laisse savoir Mme St-Pierre. Nous arrivions déjà à cela avant le changement de mission, je suis certaine que nous allons encore l’atteindre.»

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