Audrey Gauthier/TC Media Julie Verdy et Marie Godbout-Longpré veulent changer les idées préconçues de l'école Chomedey-de-Maisonneuve pour qu'elle soit vu comme un choix intéressant.

Alors que seulement 30% des enfants en âge d’aller à l’école secondaire dans Hochelaga choisissent Chomedey-de-Maisonneuve, deux mères de famille, Julie Verdy et Marie Godbout-Longpré, ont lancé le groupe Option Chomedey, pour que l’établissement secondaire devienne une alternative intéressante pour les élèves du quartier.

Les deux mères sont unanimes, l’école a un grand travail à faire sur la promotion de ces programmes, notamment auprès des groupes réguliers.

«Cette école offre d’excellents services pour les élèves en difficulté. Toutefois, on ne met pas assez en lumière ceux pour le régulier», déplore Mme Godbout-Longpré.

Un point que corrobore le directeur de l’école, Éric Sirois. «Il faut mettre en valeur ce qui se fait déjà à l’école. Nous voulons leur faire une place de choix et nous allons mettre autant d’efforts auprès de nos élèves réguliers que ceux ayant des difficultés.»

Afin d’attirer davantage d’élèves, Mmes Verdy et Godbout-Longpré croient qu’il faut miser sur une nouvelle offre pédagogique.

«Rien ne ressort comme programme particulier à Chomedey-de-Maisonneuve. Il faut qu’il s’y passe quelque chose. Nous avons des richesses dans le quartier, il faut réfléchir à la façon des les utiliser», fait valoir Mme Godbout-Longpré.

Les projets du groupe sont encore à l’étape embryonnaire. Toutefois, les membres d’Option Chomedey souhaitent travailler avec l’école pour que Chomedey-de-Maisonneuve retrouve ses lettres de noblesse.

«Nous sommes dans un moment de changements. Il faut que nous agissions avant de manquer le bateau. L’équipe-école et moi-même sommes ouverts aux propositions d’Option Chomedey», explique M. Sirois.

Mauvaise réputation
La mauvaise réputation de l’école Chomedey-de-Maisonneuve persiste au point où plusieurs parents refusent d’y envoyer leurs enfants.

Actuellement, le taux d’inscription de cette école continue de diminuer, passant de 632 élèves pour l’année 2010-2011 à 562 pour 2014-2015. En 2012-2013, 50% des jeunes quittaient l’établissement scolaire sans diplôme ni qualification contre 25% au sein de la Commission scolaire de Montréal.

Il y a quelques années, Mmes Verdy et Godbout-Longpré partageaient le même sentiment envers l’école de l’avenue Morgan. Tout a changé quand elles ont commencé à faire des recherches sur l’école et découvert que plusieurs des préjugés n’étaient pas fondés.

«Ce n’est pas vrai qu’aucun jeune n’y obtient son diplôme. C’est une petite école qui fonctionne comme une grande famille», souligne Mme Godbout-Longpré.

C’est pour détruire ces mythes que ces deux mères ont décidé de s’engager dans l’école. Mme Verdy est d’ailleurs sur le conseil d’établissement.

«Si les gens du quartier investissaient l’école, celle-ci se développerait et serait à l’image du secteur», indique Mme Verdy.

«L’école a du potentiel. Nous devons la développer pour répondre aux besoins du milieu. Nous avons des parents qui se mobilisent pour notre école, c’est une opportunité à saisir», soutient M. Sirois.

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