La collecte de résidus alimentaires de Mercier – Hochelaga-Maisonneuve, qui s’est élargie à l’automne, rejoint maintenant 40 168 foyers. Or, seulement 7476 résidents se sont déplacés pour aller chercher leur bac brun depuis 2014.

Depuis quelques mois, les camions de l’arrondissement se déplacent aux portes de tous les logements d’Hochelaga-Maisonneuve et de Mercier-Ouest pour collecter les résidus alimentaires de table.

Malgré ce service bonifié, le taux de participation à la collecte de MHM, non-obligatoire, n’est que de 18%. De tous ceux qui y ont droit, il n’y a que près d’un ménage sur cinq qui possède son bac.

«Moins de 20 % utilisent un bac à compost, mais c’est tout de même plus que la moyenne montréalaise qui est de 13 %», fait remarquer Réal Ménard, le maire d’arrondissement, aussi responsable de l’Environnement et des Parcs sous l’administration Coderre.

Montréal s’est donné pour objectif de collecter ces matières sur 60% du territoire d’ici 2019.

En août dernier, le maire de Montréal Denis Coderre a annoncé l’implantation de la collecte de résidus alimentaires à tous les immeubles de huit logements et moins, d’ici la même année.

Dans Mercier – Hochelaga-Maisonneuve, la collecte s’est agrandie aux immeubles de plus de neuf logements à l’automne, dépassant les attentes de la ville-centre.

Participation non-obligatoire
L’arrondissement de Mercier – Hochelaga-Maisonneuve a choisi une approche volontaire, au contraire de quelques arrondissements qui ont plutôt décidé de distribuer systématiquement des bacs à toutes les portes.

Les citoyens de MHM étaient donc libres d’aller chercher un bac brun lors de quatre distributions ponctuelles, dont les deux dernières ont eu lieu en septembre 2015.

La coordonnatrice du volet écoresponsable de l’Écoquartier, Marion Bonhomme, constate que l’approche de l’arrondissement ne favorise pas un grand taux de participation, et ce, malgré les efforts de sensibilisation.

«On voit que les citoyens sont très réceptifs. Les changements se font, mais de façon trop lente et trop progressive pour l’atteinte des objectifs» affirme-t-elle.

M. Ménard ne remet pas en question l’approche volontaire. Il se dit confiant de voir les habitudes des résidents changer avec le temps et davantage de sensibilisation.

Campagnes à venir en 2016
Des mesures sont déjà en développement dans les bureaux de l’Écoquartier, qui redoublera d’efforts pour convaincre davantage de résidents de trier leurs déchets de table.

«On est en train de réaliser une vidéo sur le bac brun, il y aura une campagne sur les réseaux sociaux dès 2016. On souhaite aussi mettre sur pied un atelier mobile pour rejoindre les gens lors des événements. Il y aura également une conférence sur l’importance du compost et où on s’en va avec tout ça», énumère Mme Bonhomme.

Elle rappelle que les citoyens de l’arrondissement peuvent se procurer un bac auprès de l’Écoquartier, et que la collecte dans Mercier-Est verra le jour en 2016.

Participation à l’échelle de la Ville
Au moment de l’annonce du maire Coderre, le taux de participation aux 98 000 portes déjà couvertes dans neuf arrondissements variait entre 20% et 40%. En 2015, le nombre de ménages concernés par la collecte des résidus de table est passé de 98 000 à 199 000 portes et le taux de participation est maintenant de 13 %.
D’ici 2019, ce sont tous les immeubles de huit logements et moins (soit 536 000 ménages) qui devront trier et déposer leurs déchets de table dans un bac brun fourni pour l’occasion.

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