Collaboration spéciale Cuisine Collective Hochelaga-Maisonneuve Plus de 300 personnes bénéficient des services de la cuisine collective

Quiconque franchit la porte des cuisines est rapidement enveloppé par l’odeur réconfortante des repas conçus et cuisinés par les groupes membres de la cuisine collective Hochelaga-Maisonneuve. Depuis maintenant 30 ans, la cuisine de la rue Adam est un incontournable pour tous ceux qui souhaitent préparer en groupe des repas de qualité à prix modique.

Sur le comptoir traînent des tabliers et bonnets rouges qui en ont vu d’autres. Dans la cuisine sont préparées chaque année près de 45 000 portions, dont le coût varie de 0,50 à 1,50$. L’organisation accueille annuellement plus de 300 personnes au 3568, rue Adam, dans les locaux d’une ancienne caisse populaire et sur place auprès d’organismes. Elle est ouverte sept jours sur sept.

Tant des résidents que des organismes y sont accompagnés dans la planification, les commandes et la préparation des repas. Les intervenants se déplacent également dans les différents locaux de leurs organismes partenaires pour préparer des repas avec les participants.

«La cuisine appartient à tout le monde dans le quartier», affirme Benoist de Peyrelongue, directeur de l’organisme.

La cuisine collective a été fondée par Jacynthe Ouellette en 1986. À l’époque, l’organisation était la première du genre au Québec. Depuis, elle a fait sa place dans le quartier pour devenir également une entreprise d’économie sociale.

Entreprise
Depuis le début des années 2000, la cuisine collective a initié des centaines de personnes aux rudiments du métier d’aide-cuisinier.

«Beaucoup de gens qui venaient pour cuisiner me disaient qu’ils aimeraient tellement avoir un job. Donc on a décidé de leur donner des formations», raconte l’ex-directrice, qui a été à la tête de la cuisine pendant 25 ans.

L’ouverture d’un gîte à l’arrière du bâtiment, en 2004, a permis d’ajouter les métiers propres au secteur hôtelier.

Le chiffre d’affaires de l’entreprise d’économie sociale, qui offre donc des services traiteurs et des nuitées, est de près de 700 000 $.

Le taux de placement du volet formation (37 personnes par année) est de 80%, mentionne fièrement le directeur de l’organisme.

«On accompagne des gens très éloignés du marché du travail pour les aider à retrouver une place avec un emploi dans la société», lance M. de Peyrelongue.

Projets
Malgré ses 30 ans, la cuisine collective ne vieillit pas. Des travaux ont récemment été effectués pour moderniser les équipements et ouvrir une seconde cuisine au sous-sol.

Bien que quelques accrochages soient survenus entre la direction et ses membres l’an dernier, l’organisation se porte bien, assure son directeur en poste depuis deux ans.

Les membres, dont plusieurs déploraient un manque de communication, sont maintenant tenus au courant des nouveautés de la cuisine à l’aide d’une infolettre.

Un projet de livre de recettes est d’ailleurs en train d’être mis sur pied pour favoriser l’entraide entre les groupes membres, qui pourront s’inspirer de tout ce qui mijote durant la semaine à la cuisine.

Des projets d’envergure sont aussi à venir dans les prochains mois pour à la fois cuisiner et former différemment les membres venus s’instruire aux rudiments de la cuisine.

 

 

 

Aussi dans Actualités :

Nous sommes présentement en train de tester une nouvelle plateforme de commentaires sur notre site web. Grâce à Facebook Comments, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!