TC Media/Archives

Les élus de Mercier – Hochelaga-Maisonneuve souhaitent restreindre la location de logements à des fins touristiques aux artères commerciales de l’arrondissement seulement.

En diminuant de 35% à 6% les zones du territoire où les résidences de tourisme seront permises, ils espèrent ainsi préserver le parc locatif et la bonne cohabitation entre voisins.

À l’heure où les plateformes touristiques comme Airbnb prennent de l’expansion, Québec a récemment légiféré afin d’obliger les propriétaires dont les logements sont utilisés régulièrement comme résidence de tourisme à se munir d’une certification, aussi approuvée par le palier municipal.

Ce dernier est en droit de limiter les zones où les permis peuvent être émis par Tourisme Québec dans un territoire donné, ce à quoi l’arrondissement de Mercier – Hochelaga-Maisonneuve compte procéder avec un nouveau règlement.

«On utiliserait le zonage en permettant les résidences de tourisme dans les secteurs commerciaux pour s’assurer qu’il n’y ait pas d’inconvénients», explique le maire Réal Ménard.

«Des citoyens se plaignaient d’une mauvaise cohabitation. On était à certains endroits dans une situation de résidence de tourisme assimilable à un mini-hôtel», ajoute-t-il, sans préciser le nombre de plaintes reçues à l’arrondissement.

Les voitures, le bruit et l’accumulation de déchets devenaient problématiques dans certains secteurs.

«Les résidences de tourisme amènent une dynamique différente dans tissus urbain, avec un haut roulement, des problèmes de gestion des déchets, des nuisances. Quand on va à l’hôtel, on se comporte différemment que chez soi», ajoute le conseiller Eric Alan Caldwell, soulignant que Airbnb attire des plaintes partout en Ville.

Selon des données colligées par Radio-Canada, plus de 450 appartements étaient affichés sur la plateforme Airbnb en date du 25 novembre 2015, ce qui ne représente pas une période très achalandée, selon Tourisme Montréal.

Le Plateau Mont-Royal, qui limite déjà les permis de résidences touristiques à ses rues commerciales, comptait 2900 annonces d’appartements à la même date.

De temps à autre
Malgré tout, les locateurs occasionnels pourront continuer à afficher de temps à autre leur logement sur internet.

«Comme le dit la réglementation de Québec, s’ils partent en voyage un mois ça ne les empêchera pas de mettre leur appartement sur Airbnb», affirme le conseiller Caldwell.

En effet, avec la nouvelle loi 67, le gouvernement provincial tente de distinguer les professionnels des occasionnels. Seuls ceux dont la location est habituelle, récurrente ou constante sont dans l’obligation de demander un permis.

«On ne veut pas du tout bannir les Airbnb. Le règlement permet l’économie de partage, mais empêche le fait qu’une résidence devienne un appartement exclusivement commercial», explique M. Caldwell.

Le règlement de l’arrondissement, encore sujet à des modifications, devra d’abord être présenté aux citoyens avant d’être adopté.

Contacté par TC Media, le vice-président de Tourisme Montréal Pierre Bellerose juge que la restriction des zones pour les résidences touristiques aura peu d’impact sur l’industrie.

Il se réjouit d’ailleurs de la nouvelle réglementation de Québec, tout en soulignant que le statut des locateurs occasionnels aurait toujours intérêt à être clarifié.

 

 

 

 

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