Facebook Dézéry Verte Le projet Dézéry Verte sera lancé officiellement le 28 mai avec une journée de plantation par les citoyens.

Un résident d’Hochelaga-Maisonneuve féru de jardinage a mis sur pied un projet pour transformer des carrés d’arbres en petits potagers communautaires.

Raïs Zaidi voulait faire davantage qu’une ruelle verte et un projet de verdissement pour la rue Dézéry, où il habite depuis trois ans. Inspiré par le projet Préfontaine Verte, sur la rue voisine, il a mis sur pied avec deux voisines une nouvelle formule. Son but est d’à la fois reverdir les espaces attaqués par l’agrile du frêne et nourrir ses voisins.

«Je me suis dit qu’on pouvait contrer la problématique de désert alimentaire. À la place de faire pousser des fleurs, on pourrait avoir une abondance de légumes gratuits en faisant une rue comestible», explique le résident membre de CHAPEAU, un autre comité citoyen actif en agriculture alimentaire.

Un désert alimentaire est un secteur où l’accès à des commerces pouvant favoriser une saine alimentation est faible, et dont les résidents sont défavorisés sur le plan socio-économique.

Le nouveau comité citoyen Dézéry Verte vient d’être reconnu par l’Écoquartier Hochelaga-Maisonneuve, qui participe au projet en fournissant des matériaux divers comme du compost et des bacs.

En plus des carrés d’arbres où pourraient bientôt pousser des légumes, des arbres fruitiers pourraient aussi faire partie de la rue comestible, fait savoir le citoyen.

Le comité demande par ailleurs un plan de reboisement plus efficace sur les rues résidentielles.

«Nous voulons pousser la Ville à remplacer les nombreux arbres abattus en raison de l’agrile. Si on veut une ville nourricière, ça prend aussi une ville avec d’autres arbres», ajoute M. Zaidi, inspiré par les nombreux concepts d’agriculture urbaine de la Ville de Vancouver.

Ailleurs à Montréal, différents projets d’agriculture urbaine ont éclos, dont les fameux Mange-Trottoir de Villeray, où des légumes sont aussi cultivés dans les carrés d’arbres.

Certains élus de plusieurs arrondissements misent sur ce type de projets pour verdir les rues locales.

Trop loin pour des légumes
Dans Hochelaga-Maisonneuve, la problématique de désert alimentaire affecte particulièrement les résidents du secteur situé au sud de la rue Adam et à l’ouest du boulevard Pie-IX, ainsi que près de la station de métro Viau, où il y a peu de supermarchés.

«Pour la plupart des gens, marcher pour aller à l’épicerie ne représente pas un problème. Mais dès qu’on a un petit handicap ou un mal de genoux, ça commence à être problématique et à affecter la qualité de notre alimentation», résume le responsable en sécurité alimentaire à la Table de quartier Hochelaga-Maisonneuve, Blaise Rémillard.

Selon une étude menée au porte-à-porte en 2010 par la table de quartier, la distance est le facteur le plus important dans  l’approvisionnement de fruits et légumes, après le budget.

Un projet comme Dézéry Verte peut selon M. Rémillard contribuer à l’éducation populaire et à sensibiliser les résidents aux problématiques de déserts alimentaires.

«Ça peut stimuler l’envie de consommer des fruits et légumes. De voir comment ça pousse, de les avoir près de chez soi c’est super intéressant», explique le spécialiste.

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