TC Media/Catherine Paquette Le jardin situé sur le toit des locaux de la cuisine collective compte 450 plantations. Sur la photo: Benoist de Peyrelongue, directeur de l’organisme.

 

La Cuisine collective Hochelaga-Maisonneuve s’approvisionnera directement sur son toit dès cet été, faisant ainsi face à l’augmentation de la valeur marchande de l’alimentation.

Avec l’aménagement d’un potager où pousseront des dizaines de variétés de légumes, les groupes et organismes du quartier pourront faire des économies, et s’initier à l’agriculture urbaine.

La cuisine et ses membres ont procédé à 450 plantations sur le toit de la bâtisse au cours des dernières semaines, dans le jardin construit par l’entreprise Les Urbainsculteurs.

«Le projet a pour but de favoriser l’autonomie alimentaire, en rendant accessibles des produits de qualité pour cuisiner, dans un secteur identifié comme un désert alimentaire», explique le directeur Benoist de Peyrelongue, emballé par le projet qui a donné ses premiers radis cette semaine.

Les groupes de la cuisine qui préparent chaque semaine des plats à bas prix dans les locaux de la rue Adam, auront la chance d’acheter des fruits et légumes provenant du toit potager à 50% du prix marchand.

Ceux qui le désirent pourront également accumuler des coupons d’achat en apprenant l’art du jardinage avec quelques heures de bénévolat par semaine. Le verdissement se fera progressivement, toujours en consultation avec les membres de la cuisine.

«Il y aura sept thématiques par tranche d’âge. C’est autant pour les personnes âgées que pour les enfants. C’est un projet idéal pour favoriser les échanges intergénérationnels», ajoute le directeur.

Le taux de production qui en résultera permettra à la cuisine et à ses membres de faire des économies à long terme.

«On voit aujourd’hui que les prix des légumes augmentent rapidement, donc il faut que les jardins qu’on construit soient à la fine pointe pour produire au maximum», explique Nicolas Ste-Marie, des Urbainculteurs.

Rentabilité maximum
Le toit potager sera exploité 10 mois par année. En un an, le jardin aura donné suffisamment de nourriture pour permettre l’achat des plantations de l’année suivante, assure l’employé.

En un an, un jardin tel que celui qui a été construit sur le toit de la cuisine produira entre 7000 et 12 000$ de nourriture à leur valeur marchande.

«C’est un vrai jardin avec les bacs les plus résistants et les produits les plus efficaces qui se font sur le marché», indique M. Ste-Marie.

L’aménagement du potager profitera aussi au volet traiteur de la cuisine, qui achètera les surplus produits par le jardin.

C’est par ailleurs après avoir constaté un problème de drainage sur le toit des cuisines que le directeur a eu l’idée d’utiliser l’agriculture urbaine comme solution pratique, écologique et éducative. Les bacs de jardinage installés devraient permettre de réduire de 40% la quantité d’eau qui s’accumule lors des journées de pluie.

Le projet a reçu le soutien financier de l’arrondissement de Mercier – Hochelaga-Maisonneuve et de Hydro-Québec.

Cuisine collective Hochelaga-Maisonneuve
La Cuisine collective Hochelaga-Maisonneuve est une entreprise d’économie sociale engagée dans la vie du quartier depuis 1986. L’organisme, qui compte une cuisine collective, un service traiteur, une maison d’hébergement touristique forme chaque année 40 personnes dans les domaines de l’alimentation et du tourisme.

 

 

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