TC Media - Catherine Lamothe Christiane Lemaire et l'abbé Greg Ciszek estiment que les besoins d'accompagnements sont grands à L'Île-des-Sœurs, où demeurent beaucoup de gens âgés.

Les aînés de L’Îles-des-Sœurs qui se sentent seuls pourront bénéficier gratuitement dès le printemps du Service d’accompagnement spirituel des personnes malades ou âgées à domicile (SASMAD). En collaboration avec la paroisse Sainte-Maraguerite-Bourgeoys, une vingtaine de bénévoles iront visiter, écouter et épauler les personnes plus vulnérables de leur communauté.

Bien que le SASMAD existe depuis 25 ans ailleurs à Montréal, c’est la première fois qu’une équipe sera mise sur pied à l’île. Selon le curé Greg Ciszek, les besoins sont grands dans le secteur, où demeurent beaucoup de retraités et de gens âgés.

«Dans notre société, dès qu’on arrête d’être productif, on nous envoie le message qu’on ne sert plus à rien et on est très souvent délaissé. Avec ce projet-là, on redonne à la personne âgée ou malade sa dignité. On lui dit qu’elle vaut la peine que quelqu’un ira la voir une fois par semaine pour passer du temps elle», explique l’abbé Ciszek.

Chaque bénévole recevra une formation de 20 heures, échelonnée sur 8 semaines. Le SASMAD s’assure des bonnes références et de l’absence d’antécédents judiciaires.

«Même si nos bénévoles sont recrutés en paroisse, nous visitons tout le monde, quelle que soit leur croyance. Notre but n’est pas de convertir nos bénéficiaires. Ceux qui sont catholiques ont un accompagnement catholique, mais ceux qui ne le sont pas sont écoutés et traités comme les autres, dans le respect de leur spiritualité», spécifie Christiane Lemaire, coordonnatrice du projet et elle-même accompagnante.

Jumelés à un bénéficiaire, les bénévoles doivent s’engager pour une période minimale d’un an, mais certains jumelages s’échelonnent sur plusieurs années.

Échanges enrichissants
Une simple visite hebdomadaire peut changer beaucoup de choses dans la vie d’une personne seule selon Mme Lemaire. «Les premières fois où j’allais chez ma bénéficiaire, elle était déprimée, en pyjama. Et puis au bout de deux ou trois semaines, elle était habillée, bien mise. Elle attendait quelqu’un, elle savait que je viendrais la voir», illustre-t-elle.

Les bénévoles ne sont pas là pour juger ou conseiller les gens. Une simple écoute attentive est souvent ce dont les personnes vulnérables ont le plus besoin. «La spiritualité, c’est ce que les gens ont dans la tête et le cœur. C’est là-dessus qu’on travaille. On écoute leurs émotions, leurs souffrances, mais aussi leurs joies, leurs désirs, leurs souvenirs», précise Mme Lemaire.

Les jumelages donnent souvent lieu à des échanges forts et émouvants. «C’est arrivé qu’un bénéficiaire fasse appel à nous parce qu’il était mourant et qu’il avait un secret à confier. Après qu’un bénévole soit allé chez lui pour le soulager de ce secret, il n’avait plus besoin de recevoir de visite», raconte Christiane Lemaire.

Les personnes visitées ne sont toutefois pas les seules à tirer des bénéfices du programme. «Développer une relation avec une personne qui a autant de vécu, c’est une richesse. Beaucoup de bénévoles me disent que ça leur fait plus de bien à eux qu’à la personne visitée», soutient-elle.

L’abbé Cizsek et Mme Lemaire ont effectué des visites aux résidences pour retraités Ambiance et Le Sélection afin de recruter des bénéficiaires. Les Insulaires qui ne demeurent pas en résidence peuvent s’inscrire directement auprès du SASMAD.

Les bénévoles de la paroisse Sainte-Marguerite-Bourgeoys débuteront leur formation le 29 mars et les premières visites auront lieu vers la mi-mai.

Aussi dans Actualités :

Dû à un problème technique relié à la publication de publicités sur notre site web, nous avons temporairement désactivé la zone de commentaires sur le site web. En attendant que le problème soit réglé, nous invitons les lecteurs à faire leurs commentaires via notre page Facebook, soit directement sur notre mur, ou en message privé. Merci de votre compréhension et merci de nous lire!