Dans le lobby de la Tour Terminale, une nouvelle exposition reprend les travaux de conception et de construction effectués pour réaliser le corridor du nouveau pont Champlain. L’objectif est de montrer ce à quoi va ressembler la structure et de permettre aux Montréalais de s’approprier le projet.

«On a beaucoup parlé du pont Jacques-Cartier et à bon escient, explique Vincent Jarry, directeur principal, Nouveau pont Champlain. On voulait juste dire que, par exemple, pour célébrer le 375e anniversaire de Montréal, ce sera sur le pont Champlain que ça va se passer».

Dans l’espace réduit, on retrouve une maquette en bois du pont Champlain, quelques photos et explications techniques, ainsi qu’une vidéo qui compile les différentes étapes qui ont marqué la construction.

Bâtir pour le futur
«Quand on construit quelque chose pour 125 ans, on s’imagine bien que c’est la prochaine génération et la génération qui suit qui va davantage en profiter», explique M. Jarry.

Cette vision à long terme s’est traduite mardi par la présence de neuf enfants de 5e année de l’école primaire Île-des-Sœurs venus assister à l’ouverture de l’exposition.

Face à la maquette, plusieurs enfants ont interpelé les deux ingénieures sur place pour fournir des informations complémentaires.

L’une des grandes particularités du nouveau pont Champlain, qui devrait permettre de le reconnaître parmi tous, réside dans ses haubans asymétriques. L’un des enfants a donc voulu savoir pourquoi la distance est inégale de chaque côté des piliers. L’occasion de rappeler qu’une voie maritime se trouve sous le pont et que cet aménagement permet aux bateaux de circuler librement.

D’autres interrogations ont marqué la matinée comme la sauvegarde des animaux au moment de poser les piliers dans l’eau ou les décisions architecturales. Même l’enseignante accompagnatrice, Nathalie Lalonde, a voulu savoir à quelle fréquence des projets de cette envergure émergeaient au Canada.

Programme scolaire
«Cette visite représente la suite d’une présentation qu’on a eu à l’école de Signature sur le Saint-Laurent et c’est une activité qui permet de compléter cette rencontre», explique l’enseignante. Elle permet aussi aux enfants de découvrir différents métiers comme architecte et avocat.

Kathleen Robertson, qui fait la traversée entre l’île et la terre ferme environ un jour sur deux, n’est pas particulièrement passionnée par le pont, mais elle le juge nécessaire.

«Je crois que le pont est beau et que la maquette est intéressante pour savoir comment il va être construit, explique l’élève. C’est bien qu’ils fassent un nouveau pont, car il y a beaucoup de personnes qui traversent et avec le vieux, ça pourrait casser».

L’école a mis cette année l’accent sur les événements qui marquent le 375e anniversaire de Montréal. Les illuminations de Jacques-Cartier et la construction de Champlain se sont donc retrouvés au cœur de leurs activités.

À l’école, l’exposition de fin d’année présentera les œuvres préparées par les élèves depuis septembre. La classe de 5e année a concentré ses efforts sur les ponts à travers un projet qui associe images et dessins.

Sur la terre ferme, l’exposition sera disponible jusqu’à la fin du mois d’août.

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